10 différences entre le cégep et l’université

Quand on vient du cégep et qu’on commence l’université, on ne se rend peut-être pas compte que c’est un tout nouveau monde qui s’ouvre à nous. Ça demande une petite adaptation, surtout pour les gens qui viennent de loin comme moi (comme Saint-Jérôme, ou toute autre ville banlieusarde à plus d’une heure de train de Montréal).

Après avoir changé au moins 50 fois de plan de carrière (le programme de sciences humaines est tellement vague que c’est assez difficile de se brancher), j’ai finalement arrêté mon choix sur l’enseignement du français au secondaire. Juste à y penser, j’avais presque des frissons. C’est loin, Montréal, pis c’est gros! Pis il faut apprivoiser les transports en commun, le trafic, le centre-ville… Je suis certaine que parmi mes compatriotes jéromiens, je n’étais pas la seule à être un peu nerveuse.

Maintenant que je suis passée au travers de ma première année universitaire et que je m’en suis sortie en un seul morceau, je peux vous assurer qu’il y a pas mal de différences entre le cégep et l’université – que la petite Roxanne de Saint-Jérôme redoutait tant. Une chose est claire: je ne retournerais vraiment pas au cégep!

 

La taille du campus

Quand je suis arrivée à l’UdeM pour ma première journée de cours au Pavillon Marie-Victorin, je suis sortie du métro à la station Université de Montréal (première erreur, j’aurais dû sortir à la station Édouard-Montpetit) et j’ai marché en sens inverse pendant 25 minutes (deuxième erreur, le trajet se fait à pied de la station UdeM à Marie-Vic, mais il faut aller dans le bon sens, tsé). À ce moment-là, la nostalgie du cégep m’a frappée de plein fouet. Quatre minutes d’auto pour se rendre au stationnement du cégep + 30 secondes de marche pour rejoindre l’entrée principale: ça, c’était la belle vie!

Arriver en retard à son cours

Grâce à ce manque d’orientation hors pair, je suis arrivée 30 minutes en retard à mon premier cours, stressée de me faire chicaner par le prof! Mais, à ma grande surprise, je suis entrée dans la classe et personne n’a porté attention à mon retard. Même pas le prof. À 200 étudiants dans le local, que tu arrives à l’heure ou deux heures en retard, ou que tu partes une heure avant la fin du cours, tout le monde s’en fout. C’est là que j’ai compris que les retards n’étaient vraiment pas gérés de la même façon à l’uni qu’au cégep. Étant une grande adepte des grasses matinées, j’ai tout de suite su que ça allait me plaire.

De 30 à 200 par classes

Aussi, en parlant de 200 étudiants par local, ne t’attends surtout pas à ce que le professeur connaisse ton nom! Les profs qui connaissent les noms de leurs étudiants à l’uni sont une denrée rare… Il ne faut pas le prendre personnel.

La charge de travail et la courbe de consommation de caféine

Après avoir passé quelques semaines à l’université, j’ai réalisé que, quand t’es au cégep… Y’en a pas, de stress. Tu penses qu’il y en a parce que t’es en plein dedans pis que tu sors de l’école secondaire où tout était si facile. Mais sérieux, watch out à l’université. Pourquoi tu penses que tout le monde se découvre une grande passion pour le café en rentrant à l’uni? Ce n’est pas qu’une coïncidence… C’est parce que les heures de sommeil pendant la mi-session et la fin de session, c’est un mythe… Si tu gères bien tes affaires, tu peux t’en sortir avec une bonne nuit de six heures de sommeil. Si tu gères mal tes affaires, tu t’en sortiras avec une nuit de sommeil qu’on pourrait comparer à une power nap. Après ton examen, tu pourras toujours aller faire une sieste à la bibliothèque, de toute façon… Alors ce n’est pas la fin du monde. Je te conseille la BLSH, si t’as besoin de faire une sieste. En plus, elle est ouverte 24h/24 pendant les périodes d’examens.

Du quiz à l’examen de ta vie

En plus, à l’université, finis les 56 travaux qui valent 5% ou 10% chacun. Là, c’est un exam de 50% à la mi-session, et un exam de 50% à la fin de la session (pour la plupart). Tu ne peux pas prendre ça à la légère. Attention de ne pas tomber dans le piège et de devoir te taper toutes les lectures des six premières semaines trois jours avant l’examen parce que tu n’as rien fait pendant des semaines, voire des mois. Pis la tactique de « j’étudie la veille ou le matin même de l’examen », ça ne fonctionne plus. Je faisais ça, moi, au cégep… Et j’avais de très bonnes notes, même en philo! Mais je me suis résolue à abandonner cette tactique en entrant à l’UdeM, et j’ai bien fait. Tu peux l’essayer, mais, crois-moi, tu vas le regretter. Au cégep, t’avais des examens qui portaient sur 10 pages de notes. À l’uni, tu prends 10 pages de notes par cours. Je te laisse faire le calcul…

Les horaires

Mais, même si les examens sont chargés, tu vas probablement apprécier beaucoup plus ton horaire d’université. Je me souviens, quand j’étais au cégep, j’avais des trous vraiment bizarres dans mon horaire, du genre trois heures de cours et six heures de pause. Atroce. Qui a envie de chiller pendant six heures à la cafétéria? Personne. À l’uni, je me rends à mon cours, et je pars. Simple comme ça. Bye bye.

Et bye bye « Omnivox »

Et, en parlant d’horaire et tout ça, ne prononce pas le mot Omnivox à l’universitéC’est une entité 100% cégépienne qui, à ton grand désespoir, ne survit pas après les études collégiales. Ici, tu auras la chance d’apprendre à démystifier Studium, le Centre étudiant et le Portail UdeM. Bonne chance! Je t’avoue que tu auras peut-être des petits moments de nostalgie à l’égard du bon vieux Omnivox, mais ça va passer.

On est mardi ou samedi?

J’ai aussi découvert qu’à l’uni, la notion de jours de la semaine est pas mal plus abstraite. Au cégep, c’était tranquille du lundi au jeudi, pis on attendait la fin de semaine avec impatience pour avoir du fun. Une routine normale, dans le fond. À l’université, y’a tout plein d’activités à faire n’importe quand. Tu vas avoir l’occasion d’aller à des 5@7 (qui ne finissent jamais à 7h, en passant) le lundi, le mercredi, le jeudi…

Les activités parascolaires X 1000

Tu vas avoir l’option de t’inscrire à un paquet d’activités parascolaires et d’ateliers de toutes sortes. Même des ateliers de tricot, eh oui! Tu vas aussi pouvoir faire de l’activité physique au CEPSUM quand t’en as envie (si t’es pas au courant, je t’annonce que tu peux entrer gratuitement au CEPSUM pour utiliser la piscine et la piste de course parce que c’est compris dans tes frais de scolarité).

Si tu t’impliques et que tu veux avoir du fun, y’aura pas un soir où tu seras pas occupé entre le sport, les loisirs, les amis, les 5@7 et le ciné-campus (oui oui, un cinéma sur le campus, allo!). Et… les devoirs. Il ne faut pas les négliger, quand même.

(Ta personnalité + ta vie) X 1000

Au cégep, ma vie se résumait pas mal à me lever, à aller à mes cours, à repartir chez moi et à aller me coucher. Métro-boulot-dodo. À l’université, il n’y a pas une journée pareille et tu as la chance de pouvoir façonner ton parcours à ta façon, selon ta personnalité. Tu aimes t’impliquer? Deviens vice-président de ton association étudiante! Tu aimes les partys? Va aux nombreux 5@7 ou à toutes les autres soirées organisées par ton asso. Tu es un sportif? Joins-toi aux légendaires Carabins et aux clubs sportifs! Fais ce que tu aimes et profite bien de tes années universitaires parce qu’elles passeront plus vite que ce que tu peux t’imaginer.

Je sais que le passage cégep/université peut être excitant/stressant/coûteux/déstabilisant, mais sache que de nombreuses ressources sont disponibles pour aider les nouveaux étudiants à l’UdeM. Si tu ne veux pas te perdre comme moi à ta première journée de cours et que tu veux arriver à la rentrée en te sentant prêt à affronter tout ça, je te conseille (très) fortement de venir à la semaine d’accueil. Tu pourras y rencontrer plein de belles personnes et avoir en masse de fun!

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Roxanne

Roxanne

Baccalauréat en enseignement du français

Armée d’un sourire ineffaçable et amoureuse de la vie, je suis un moulin à paroles professionnel et je sais comment profiter de chacune de mes journées à fond. Adepte du ski et de l’hiver canadien, tout comme du surf et des chaudes journées d’été, je considère la routine comme étant mon pire ennemi. Voilà pourquoi je ne peux m’empêcher d’aller me perdre dans des pays plus exotiques les uns que les autres.

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