Habiter chez ses parents

Pour plusieurs, l’entrée à l’université rime avec vie en appartement ou en résidence étudiante. Pour ma part, j’habite encore et toujours chez mes parents et je le vis bien. Donc, vivre chez ses parents ou pas ? 

Si j’ai longtemps cru qu’à 18 ans, je partirais vivre seule ou en colocation et que je serais pleinement responsable, j’ai vite compris en vieillissant que ce ne serait pas le cas. Partir du nid familial, ça nécessite d’avoir assez d’argent pour payer son loyer, internet, son épicerie, alouette, et pour ça, il aurait fallu que je me déniche un emploi à l’âge de 16 ans et que je fasse des économies (bye-bye nourriture 🙁 ). Malgré ce que j’entends souvent, vivre chez ses parents, c’est pas si mal!

  1. « Oui mais Jasmine, tu peux pas faire tout ce que tu veux! »

C’est sûr que non. Comme quand tu pars en colocation : tu vis avec d’autres gens, donc il y a certaines règles à respecter. Mais on va mettre ça au clair tout de suite; ce n’est pas parce que j’habite chez mes parents (et avec ma sœur) que je ne suis jamais seule à la maison et que je n’ai le droit de rien faire. Déjà, comme j’ai ma propre chambre, je peux avoir ce qu’on appelle « la sainte paix » quand j’en ai besoin. Et puis, quand la maison est vide, je peux bien manger à l’heure que je veux, écouter la télévision, voir les films dont j’ai envie, tout laisser traîner si ça me chante… à condition, bien sûr, de ranger avant le retour de mes parents! Si tu es comme moi, tu as déjà complètement oublié de faire une tâche et tu as couru la commencer quand tu as vu la voiture de maman ou de papa arriver… Oups!

  1. « Oui mais… tu as des tâches à faire! »

C’est sûr que si tu vis seul, rien ni personne ne peut te forcer à ranger. À la limite, tu peux décider avec tes coloc’ qu’il n’y a pas de règles qui encadrent le ménage. Mais on va se l’avouer, après une «couple» de semaines passées dans un environnement bordélique, on finit par attraper une furieuse envie de ramasser (parfois appelée « écoeurantite aiguë » ). Pis on va se l’dire, quand t’as pu rien à te mettre sur le dos, t’as pas ben ben l’choix d’aller faire ton lavage. Et je tiens à le préciser; ce ne sont plus mes parents qui font mon lavage. Maintenant, je le fais moi-même, comme une grande (si tu savais le nombre de fois où j’ai dû redemander à ma mère sur quels réglages je devais mettre la machine… j’ai honte).

  1. « Oui mais Jasmine, tu fais comment pour étudier? »

Eh bien, il y a une table dans la cuisine, une table dans le sous-sol, et mon merveilleux papa a construit un petit bureau de travail dans ma chambre. Donc, en fonction de l’achalandage des pièces, j’en choisi une et je m’y installe… C’est pas plus compliqué que ça! Après, c’est sûr que de coller une affiche « Ne pas déranger » devant ma chambre aide un peu à étudier au calme… Puis ça se fait, de demander poliment une petite demi-heure de tranquillité pour étudier. La clé, c’est dans la façon de demander! Et si jamais ça ne fonctionne pas, je peux toujours me tourner vers la bibliothèque (oui oui, on en a une au campus Laval!).

Habiter chez ses parents - Défense d'entrer, chambre de Jasmine | Les Roger - Le blogue des étudiants de l'UdeM
  1. « Ouain mais Jasmine, c’est pas vraiment « chez toi », c’est chez tes parents… »

Tant que je ne pars pas vivre en appartement ou dans ma propre maison, pour moi, ça restera chez moi. Après tout, j’ai ma propre chambre, mes souliers qui traînent dans l’entrée, mes gogosses qui traînent dans le sous-sol, mes tasses qui traînent dans le salon… Et puis, être logée et nourrie en échange de quelques tâches ménagères et responsabilités qui me préparent à mon entrée dans le « véritable monde adulte » (aka partir en appart’), c’est toute qu’un bon deal, ça!

  1. « Ok… mais tu vivras pas chez tes parents toute ta vie hein? »

Un jour j’irai en appartement, puis j’aurai ma maison, des enfants et « ils vécurent heureux jusqu’à la nuit des temps ». Je partirai quand je serai prête, mais en attendant… La cohabitation familiale se déroule plutôt bien, avantages et inconvéniants inclus!

P.S. Si tu cherches un appartement, il y a des ressources pour ça 😉

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Jasmine

Jasmine

Baccalauréat en travail social – Campus de Laval

J’ai une âme d’artiste et de rêveuse; la musique, la lecture, l’écriture et le dessin sont vitaux pour moi. En classe, je suis souvent perdue dans mes pensées, des mondes extraordinaires issus de mon imagination. J’apprends peu à peu à aimer Montréal lorsque je me risque à l’extérieur de ma belle ville de Laval et de son campus, surtout pour les festivals et les conventions geek qui s’y tiennent l’été! En hiver, je reste plutôt cloîtrée chez moi à pester contre le froid, tasse de thé à la main.

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