To coloc’ or not to coloc’ ?

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Partir de chez ses parents est un moment fort important de la vie. Pour certains, il s’agit d’une obligation, voire d’un ultimatum; pour d’autres, c’est un plaisir ou bien un mal nécessaire. Dans tous les cas, c’est une étape impérative (je ne vous ferai pas un dessin…).

Une fois la lettre sous la porte déposée ou le coup de pied au derrière digéré, plusieurs options s’offrent à l’étudiant lambda. Il va de soi tout de même que, peu importe le médium choisi, il est préférable de se préparer AVANT le Grand Départ avec une bonne dose de réflexion. Devant nous, plusieurs options plus alléchantes les unes que les autres (ou pas)…

Option A – Les résidences

C’est de loin l’option la plus confortable après le nid maternel. Normalement meublées, on vous offre aussi une gamme de services fort commodes à même le bâtiment, ce qui permet d’éviter l’hiver montréalais. Situées sur le campus de l’université, les résidences permettent de réduire les distances parcourues tout en augmentant le temps de sommeil théorique. En effet, on a tous entendu parler des grosses soirées dans les résidences. Mythe ou réalité ? Seule l’expérience vous le dira.

Option B – L’appart’

Bien entendu, tous n’ont pas le budget pour partir en résidences. Si vous êtes un bon marcheur et que vous acceptez de vivre un peu décentré, l’appartement est une option à considérer. De plus, je me risquerais même à dire que plusieurs appartements sont mieux situés par rapport aux commerces que les résidences universitaires. Faites vos calculs et établissez quel logement est le mieux situé entre l’épicerie, le métro (pas l’épicerie), la buanderie, le marché, le McDo et le bar de quartier.

Option B.2 – La colocation

C’est certainement l’option la plus prisée, mais aussi la plus risquée. Tout compte fait, c’est bien normal puisque partir seul en appart n’implique aucune variable inconnue, ce qui est rend l’option B.1 douillette. Néanmoins, je suis partisan de l’ajout de jalapeños dans la vie, et je vous conseille de loin la colocation.

Si partir avec un inconnu semble risqué, dites-vous que le risque comporte deux côtés : partir en appart peut rapporter son lot d’anecdotes, de joies et d’amis ! Et surtout, le risque peut être minimisé. Il existe plusieurs sites pour se trouver des colocs, plusieurs groupes Facebook aussi.

Mais, surtout, il existe le speed dating — colocation de la Semaine d’accueil. Le lundi 28 août, de 17 h 30 à 19 h 30, ne manquez pas l’événement qui pourrait sauver votre année. Pour sa troisième édition, le speed dating vous offre l’occasion de rencontrer la perle rare… en termes de colocataire. Personnellement, je suis presque jaloux d’avoir déjà ma [superbe] coloc, parce qu’il m’est maintenant inutile de participer au speed dating — colocation.

Pour plusieurs étudiants, les dernières éditions de l’activité ont été mémorables. La colocation, c’est un bon moyen pour éviter le coup de blues si vous arrivez d’ailleurs. Du même coup, c’est aussi l’occasion de vous trouver un partenaire de voyage, voire un ami ! D’un côté plus pratique, la colocation permet de partager non seulement les dépenses (internet, électricité, télévision, épicerie, etc.), mais aussi les tâches (cuisine, vaisselle, ménage, etc.). Et puis, si ce n’est que pour le côté social, j’avoue apprécier davantage parler avec un humain plutôt que de me planter sur Netflix à chaque repas…

Option C – Chez Tonton Thimothé

Bon, si je ne vous ai toujours pas convaincus, reste l’option C. Son prix est variable, elle peut comprendre l’épicerie ou l’électricité, et le tempérament peut porter à confusion. C’est une option relativement sûre, puisqu’on ne laisse jamais tomber sa propre famille, mais ça reste moins excitant que de découvrir de nouvelles personnes…

Quoiqu’il en soit, je vous laisse le soin de répondre à la question To coloc’ or not to coloc’ ? À chaque personne correspond un type de logement et de mode de vie (tentez de cibler le bon!). L’important est de ne pas demeurer un Tanguy.

Note pour l’étudiant.e indépendant.e aguerri.e : il peut être intéressant d’inscrire TOUS les noms de TOUS les locataires sur les contrats (internet, télévision, Hydro-Québec, bail). Si jamais ça tourne au vinaigre, tu auras une voie légale, et tu n’auras pas à payer seul le logement parce seul ton nom y est inscrit.

Enfin, vivre avec d’autres gens n’est pas toujours facile. Néanmoins, comme dans plusieurs situations, le meilleur outil reste la communication. Faire la grève de la vaisselle parce que ton/ta coloc’ ne fait pas la vaisselle n’est probablement pas la voie la plus diplomatique.

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Marc-Antoine

Marc-Antoine

J’ai cette tendance à écrire de long en large, ce qui témoigne sûrement du poète qui sommeille en moi. Un poète international, cela dit, ne pouvant s’empêcher de le montrer. Si j’use de beaucoup de mots, ce n’est que pour mieux me défendre, et je garde toujours en tête ces phrases : fais ce que tu dis; dis ce que tu penses; pense avec raison. Sur cette touche philosophique, mon Yin serait la patience, mon Yang l’impulsivité.
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