L’amour abroad ou 7 conseils pour la survie d’un couple | Les Roger - Le blogue des étudiants de l'UdeM

L’amour abroad ou 7 conseils pour la survie d’un couple

4 minutes de lecture

Après de nombreuses relations amoureuses disons assez merdiques, j’étais plutôt tannée des histoires d’amour. Je m’étais jurée que si jamais je m’engageais à nouveau dans une relation, ça allait être différent. Pas de : il m’aime alors pourquoi pas, ni de relation band-aid (quand on retourne trop rapidement dans une nouvelle relation juste pour panser la blessure), et pas plus d’histoire compliquée!

Neuf mois après m’être fait cette promesse, la romantique en moi était emmurée bien loin dans ma conscience et comme tout être humain cherchant un peu d’affection et s’étant convaincu que l’amour en « 2015 » n’existait pas, je me suis inscrite sur Tinder! Pourtant, j’ai bien tenu ma promesse, et étrangement, j’y ai rencontré la femme de ma vie. Voilà maintenant deux ans que nous sommes ensemble et je n’ai jamais regardé en arrière.

Bon, pour tous les romantiques bien déçus par ma rencontre, je vous avouerais qu’il est assez improbable d’espérer une rencontre à l’eau de rose au 21e siècle. Si vous êtes du genre à passer tous vos temps libres dans une bibliothèque, espérant jour et nuit foncer dans un étranger ou une étrangère pour qu’il/elle croise votre regard en ramassant vos livres que vous avez malencontreusement échappés, arrêtez de rêver! Tinder, ça marche aussi.

Bien sûr, je vous épargne les détails de notre relation, amour, petits post-it avec des mots doux, crises de larmes passionnelles et dramatiques (mon background de théâtre fait en sorte que toutes mes tristesses deviennent des mélodrames), soupers au resto et une passion commune pour le cidre. L’histoire ne devient intéressante pour vous qu’après une année complète de vie commune.

Voilà que ma charmante amoureuse entreprend de son côté des démarches pour faire une session à l’étranger, rêve de notre génération de backpackers. Encore et toujours matière à débat au sein de notre couple, je proclame qu’elle ne m’en a parlé qu’une fois acceptée pour l’échange, alors qu’elle affirme le contraire. Comme bien des couples, nous avons un certain problème de communication; l’ironie, c’est que nous sommes toutes deux aux études en sciences de la communication. Mauvais transfert d’infos à part, voilà que ma petite femme parfaite avec qui je passe 75 % de mon temps finit par partir pour le Colorado pour une durée de 4 mois; mon pire cauchemar!

Maintenant que nous avons passé par cette épreuve de notre relation, après cette infernale session d’automne 2016, j’ai décidé d’utiliser mon expérience à bon escient. Voici donc 7 conseils pour survivre à la relation à distance si comme moi, votre partenaire fait une session à l’étranger.

  1. Faire un décompte des jours (comme lorsqu’on était petit avec le nombre de jours avant notre fête ou Noël). Plus le nombre de jours descend, plus on est excité. Il n’y a rien comme un 62 jours qui devient un 8 jours. En plus, même plus besoin de faire le décompte dans notre agenda tel le Moyen-Âge, il y a des applications pour ça! J’ai personnellement utilisé l’appli Countdown.
  2. Faites le plein de projets et bourrez votre horaire au maximum. Pour ma part, j’ai commencé une émission à CISM (la radio étudiante de l’UdeM), je me suis engagée dans l’association LGBTQIA+ de l’uni, j’ai élargi mon cercle social et j’ai également pris une session de 5 cours. Ça peut te permettre de te changer les idées. #NoTimeToBeSad! Surtout, c’est bien plus agréable de réfléchir à sa prochaine liste musicale pour CISM que de penser au fait que ta blonde fait une excursion à Yellowstone et qu’il y a là-bas un super volcan de presque 3 fois la hauteur du Vésuve (Pompéi, ça vous dit quelque chose?).
  3. N’ayez pas peur de lui dire que c’est dur pour vous. Une séance de pleurnichage sur Skype vaut beaucoup plus que de manger ses émotions dans un coin. Parce que le chocolat peut avoir un goût bien amer…
  4. Ne focalisez pas sur le fait que vous ne pouvez pas partager un moment précieux avec elle ou lui, mais proposez plutôt de refaire la même activité ou une activité semblable à son retour. Après tout, toutes les occasions sont bonnes pour aller au restaurant!
  5. Redécouvrez qui vous êtes à l’extérieur de la relation. C’est le temps de se concentrer sur soi. Regardiez-vous cette émission pour lui faire plaisir ou aimez-vous vraiment cette série? Franchement, Unité 9… peut-être la première saison oui, mais maintenant, plus vraiment!
  6. Ne capotez pas s’il/elle ne vous répond pas pendant une journée entière, elle ne refait pas sa vie avec une étudiante étrangère russe super sexy! N’oubliez pas que c’est une session scolaire à l’étranger et qu’étudier, souvent dans une langue différente, ça prend quand même du temps.
  7. Appréciez la vie en tant que personne et non en tant que couple. J’avoue que bruncher n’est pas l’activité la plus agréable à faire en compagnie de soi-même, mais mesdames, messieurs, vous méritez ces délicieux pancakes, pains dorés et cafés étrangement tellement meilleurs que ceux qu’on se prépare chez soi. Même chose pour le ciné ; il n’y a pas de honte à y aller seul, surtout si c’est pour le popcorn!

N’oubliez pas, telles les paroles d’une certaine comédie musicale, aimer c’est ce qu’il y a de plus beau! Alors ne laissez pas quelques mois et 3 061 km ruiner ce que vous avez de plus précieux, parce que ça a beau être des clichés, mais c’est vrai, ce genre d’expérience nous rend plus fort et l’attente rend les retrouvailles tellement plus parfaites. De plus, lors de cette charmante semaine appelée semaine de lecture, rien ne vous empêche d’aller lire à l’étranger!

L’amour abroad ou 7 conseils pour la survie d’un couple | Les Roger - Le blogue des étudiants de l'UdeM
The following two tabs change content below.
Martine

Martine

Jeune exilée de la campagne, je suis un genre d’hybride mi-femme, mi-lionne avec ma chevelure-crinière. Pas mal sûre que si j’étais un Mini-wheat™, je serais givrée des deux bords (défaut de machinerie qu’ils disent). Je compte parmi mes hobbies : aller au théâtre, faire des mauvaises blagues, blâmer le patriarcat, lire des textes qui ne concernent pas la communication organisationnelle et dire beaucoup trop fort, alors que personne ne le demande, que je suis queer et fière de l’être.
Il n'y a pas de commentaire

Écrire un commentaire