Depuis les champs jusqu’à Montréal | Les Roger - Le blogue des étudiants de l'UdeM

Depuis les champs jusqu’à Montréal

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Il était une fois, une exilée issue d’une région méconnue au Nord de la France… découvrant la civilisation. Tu saisis l’ampleur de cette grande épopée. Voici un top 5 de ce qui semble anodin pour les jeunes citadins et qui apparait pourtant comme précieux aux yeux des campagnards dans mon genre !

  1. Les transports en commun

C’est si courant d’entendre des plaintes à propos du retard des métros ou des bus pendant les heures de pointe… Et pourtant, la régularité des transports en commun est l’une de mes premières joies en découvrant Montréal. Le métro est ici facile à mémoriser : 4 lignes et 2 directions, that’s it. Sérieusement, il est des endroits incongrus sur Terre où seulement 3 bus circulent tout au long de la journée. Inutile de préciser que le métro n’y est pas une option, il n’y a là-bas que des racines de blé sous la terre.  Tu as bien lu, je me prononce pour la gloire de la STM ; prête à porter un chandail « I <3 STM » à la première occasion !

  1. Les saisons

Avant de poser un pied sur le sol québécois, j’avais déjà entendu qu’on y  « jouait avec les saisons ». Un peu naïvement, j’imaginais des batailles de boules de neige l’hiver ou des dégustations de limonades en terrasse lorsque les températures deviennent à nouveau positives… En habitant à Montréal, « jouer » avec les mois prend tout son sens. Des dizaines de festivals ont lieu pour profiter au maximum de l’été. Puis très vite, même par -20°, tu te précipites à d’autres partys en plein hiver, comme pour te réchauffer. Entre temps, tu te prépares notamment pour l’Halloween ou Noël. Montréal s’adapte à toutes les occasions pour accueillir plusieurs évènements et rester agréable toute l’année. Ici, la vie culturelle est comme amplifiée. Impossible de t’ennuyer et attention, tu risques peut-être d’oublier d’étudier !

  1. Les gens (Attention : clichés !)

Les Québécois ne vivent pas tous dans un nuage d’amour et de gentillesse. Mais presque. Montréal est une ville chaleureuse et c’est unanime, c’est en grande partie grâce aux gens réellement sympathiques. Expérience approuvée par plusieurs personnes de mon entourage : se perdre dans la ville, chercher sa route sur une carte et entendre un passant bienveillant proposer son aide. Pour quelqu’un habitué à la région parisienne, il pourrait presque croire à une joke (#Parisiansaresorude). Dans le même registre, est-ce nécessaire d’évoquer le choc culturel lorsqu’il s’agit de prendre le bus ? Aucun pied écrasé, pas de coup de coude réprimandeur… Tout le monde fait la file ! Oui, dans le plus grand respect des autres utilisateurs.

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  1. Le campus

L’université est nécessairement distincte de tous lycées ou cégep, pour sûr. Le campus de l’UdeM envoie quand même du lourd (traduction québ’ : c’est trop hot !). Que celui qui a déjà bu une bière tout en profitant d’un match de volley amateur au beau milieu de sa fac française lève la main ! Les premiers jours vécus à l’UdeM font consensuellement bonne impression. Tu y découvres toutes les assos, services, évènements, projets dont tu peux bénéficier notamment grâce à la Semaine A. Il y a aussi des initiations mais ce qui se passe aux initiations reste aux initiations ! Pour moi, l’un des évènements les plus marquants au sein du campus a été le party du 2e étage. Des DJs installés littéralement dans les couloirs des salles de cours ! J’ai eu le vertige, j’avoue. Au début de l’expérience, il faut quand même admettre qu’il y a des moments où il est légitime de se sentir un peu perdu.

  1. De la diversité, partout 

Chaque quartier est teinté par son histoire et ses influences ce qui donne à la ville un aspect multifacette vraiment saisissant. Montréal pourrait être un tableau avec plusieurs dégradés représentant sa diversité culturelle : une richesse évidente. Restaurants, épiceries, pubs ou encore boutiques d’origines diverses sont l’occasion d’accumuler les découvertes. La « cohabitation » de ces différentes ambiances permet de voyager par procuration, une chance pour tout curieux à petit budget !

Voilà pour cette liste forcément non exhaustive. Montréal est à « taille humaine et cosmopolite », plus de doute ! J’aurais pu évoquer beaucoup d’autres éléments comme l’immensité des bibliothèques (sur le campus comme hors de l’UdeM) ou la variété des restaurants pour tous les goûts possibles. Mais par pudeur (et crainte de me faire lire par des proches, oups) je laisse entendre qu’il y a aussi du bon à avoir des origines  campagnardes. C’est certain, ce nouvel environnement olfactif citadin charme presque autant que l’odeur du fumier au printemps.

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Éloïse

Éloïse

Malgré un sens de l’orientation déplorable, me voici jeune Française en immersion à Montréal. Mon entrée à l’université est rythmée depuis par des joies (et catastrophes) de l’autonomie, réflexions sur le monde qui nous entoure, mokaccino, procrastination, rencontres marquantes, expériences culinaires, goût pour l’ironie ou encore tendance à rire trop facilement… Bref, je m’implique dans cette expérience québécoise avec intérêt, alimentant (mon cell en photographies) un perpétuel débat interne pour concilier sérieux scolaire et party étudiant.
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