Les 5 sujets à ne JAMAIS aborder dans un repas de famille

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Tous les ans, c’est la même chose. Tu te retrouves embarqué dans des repas sans fin où le malaise est roi et où les jokes racistes-sexistes-homophobes-name it prennent place à la table comme des invités d’honneurs. A cela, un problème : comment ne pas créer de malaise?

Comme je suis fine et pleine d’imagination, j’ai décidé de te faire un petit rappel des 5 sujets à ne pas aborder, sauf si ton but est de déclencher LE malaise qui fera pleurer mononc’ Martin et partir matante Nathalie.

1 – La politique. La politique, c’est le sujet de discorde par excellence. Parler politique, c’est ouvrir la porte aux préjugés, au « on m’a dit », au « la cousine du chum du beau-frère de ma meilleure amie a vécu […] ». La politique, c’est la porte ouverte pour parler des politiques d’immigration, des changements sociaux, des attentats, du climat d’insécurité, de la corruption… Finalement, c’est vrai que ça ne sert à rien. On passe notre temps à crier qu’on veut un monde meilleur, mais quand il s’agit de le bâtir, quand il s’agit de se mouiller pour montrer à l’autre une vision différente d’une même chose, qui y va? Qui déconstruit les préjugés? Qui ouvre la porte à la réflexion, si nous ne le faisons pas avec notre propre entourage? T’as peur de créer un malaise en contredisant un propos? Ooooh pauv’ toi. C’est vrai que lorsqu’on entend des propos racistes, homophobes, sexistes, emplis de préjugés, y en a PAS de malaise. J’te laisse sur ça.

2 – Le féminisme. Aaaaaah le féminisme. LE MOT INTERDIT! Surtout, ne le prononce pas, jamais! Sinon, ça risque de partir un débat. Bah oui là, pourquoi les féministes, elles disent qu’elles veulent l’égalité, mais dans le mot « féminisme », on voit « fem », donc ça renvoie à la femme? Elles aiment pas les hommes, voilà tout. Puis franchement, le féminisme, c’est pas un peu dépassé? J’veux dire, on en a plus vraiment besoin, l’égalité est acquise!

Si tu veux, je continue, mais je crois que t’as compris le principe. Parles-en. Parce que ce n’est pas vrai qu’il n’y a plus aucune inégalité entre hommes et femmes dans notre société.

3 – L’homosexualité. Bon, rendu là c’est le troisième point, je pense que t’as compris le concept de l’article alors je sortirai plus mon sarcasme douteux, ni mes effets de surprises. Le troisième sujet pouvant être abordé dans un repas de famille est l’homosexualité. Ça me fait bizarre d’écrire ça, parce qu’on dirait que je ne vois absolument pas le problème. Dans mon esprit, c’est juste de l’amour, je vois pas comment ça pourrais être négatif, sous n’importe quel point de vue. C’est consentant et c’est de l’amour. Mais, en 2016, il existe encore des personnes qui ne tolèrent pas l’amour entre deux personnes du même sexe. Il existe encore des personnes qui tuent parce qu’elles ne tolèrent pas et des personnes qui meurent parce qu’elles voulaient aimer librement. Alors je pense qu’il faut en parler. Creuser. Pourquoi? Qu’est-ce que tu n’apprécies pas? Qu’est-ce que ça change dans ta vie? Pour-quoi? Ce n’est pas juste des questions pièges, c’est parce que je les ai pas les réponses. Parce que y en a pas de réponse. C’est juste de l’amour.

4 – Je me sens ridicule à devoir faire des points maintenant. Je pense que je vais m’arrêter là, tu as compris.

L’important dans tout ça, c’est de se souvenir que si tu penses qu’il y a un sujet tabou, c’est qu’il faut en parler. C’est beau de vouloir changer le monde en écrivant des textes universitaires ou en parlant à tes amis qui pensent la même chose que toi, mais le vrai défi, c’est de parler à ceux qui ne pensent PAS comme toi. Pas pour les convaincre, non. Juste pour leur ouvrir une piste de réflexion. Le doute: une puissante façon de faire changer les choses.

Le jour où on se dira les vraies affaires, le jour où on mettra sur la table toutes les rancœurs, les opinions, les préjugés, on pourra avancer. Le jour où on verra toutes les pièces de bois de différentes couleurs, on pourra les assembler, pour ensemble, construire un monde meilleur.

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Kim

Kim

Perdue sur une île dans le Pacifique, je me suis soudainement retrouvée calédonienne à Montréal. J'ai déballé toute mon énergie à comprendre tout ce qui m’entourait et repérer les meilleures places à sushi. J'ai appris à faire ma lessive, payer mes factures et faire un budget pour les repas sushis. Accro aux sushis et allergique à l’inaction, j’essaye d’équilibrer ma vie entre études, relations sociales à la maisonnée, association étudiante et mon chum (et les sushis, mais je crois que je me répète).
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