Appartenir à l’UdeM grâce à l’implication : 3 portraits étudiants

L’expression « se serrer les coudes » n’aura jamais été aussi vraie et importante qu’en 2021. Alors que les mesures restrictives autour de la COVID-19 continuent en ces premiers jours de l’année, il nous faut continuer d’être là pour les uns les autres, notamment grâce à l’implication. Mais, « se serrer les coudes » est également devenu notre poignée de main temporaire, quand on réussit à se voir en vrai. Geste de bonté fraternelle qu’il nous faut conserver, il communique notre sympathie mutuelle.

C’est cette recherche de vérité, d’authenticité et de chaleur humaines qui m’a poussé à rencontrer 3 étudiant[e]s impliqué[e]s à l’UdeM. Chacun à sa façon, ils se sont adaptés à la modalité virtuelle en s’impliquant dans la vie étudiante et ont su témoigner de leurs défis personnels. Mieux encore, leur témoignage nous sert de preuve qu’il faut persister, oser rencontrer et profiter des possibilités d’implication, même à distance.

 

Portrait de nos 3 témoins :

Anastasia : Baccalauréat en communication, vit à Montréal.

Charles : Baccalauréat en cinéma, vit à Montréal.

Noor : Baccalauréat en science politique, vit à Montréal.

Les Roger : Avant toute cette histoire de COVID-19, aviez-vous mis les pieds sur le campus?

Anastasia : Oui, déjà. Je suis arrivée à l’UdeM à l’automne 2019, donc j’y ai passé plus d’une session.

Charles : J’avais un cours d’art sur le campus et des activités d’exploration en cinéma. Des fois, j’explorais le campus après.

Noor : Même chose pour moi. J’ai commencé mes études en janvier 2020, donc j’ai pu suivre des cours en présentiel pour la majorité de la session.

La Place de la Laurentienne, durant l'hiver 2020.

LR : Depuis le contexte de la COVID-19, à quelle(s) activité(s) universitaire(s) avez-vous participé? C’était en ligne ou en personne?

Anastasia : J’ai été marraine pour le programme Passerelle de l’Action humanitaire et communautaire (AHC) et ça s’est passé en ligne.

Charles : Je suis impliqué dans plusieurs cercles! J’ai participé à une activité de formation en présentiel afin de me préparer aux auditions de la troupe de Comédies musicales de l’UdeM (CoMUM). Sinon, je suis vice-président du CAMUM, le comité d’animé et de manga.

Noor : J’ai eu la chance de participer à deux activités de la vie étudiante, toutes les deux en ligne ; tout comme Anastasia, j’ai été marraine pour Passerelle. J’ai également participé à l’atelier culturel L’art de la créativité, donné par le fascinant Karim Aktouf.

LR : Et pourquoi avez-vous voulu vous impliquer?

Anastasia : Quand je suis arrivée à l’UdeM, j’avais moi-même bénéficié de l’aide d’une marraine. C’était une expérience enrichissante! Par la suite, j’ai voulu faire ma part pour aider d’autres étudiant[e]s qui étaient dans ma situation initiale. Je me suis vue en eux, car j’ai passé par là, ultimement.

Charles : J’avais fait du théâtre et j’étais plutôt doué, mais jamais de comédie musicale. C’est quelque chose que je voulais vraiment essayer. J’ai toujours voulu chanter devant un public, mais je ne savais pas comment m’y prendre. Quand j’ai vu qu’il y avait une comédie musicale à l’UdeM, tu peux t’imaginer que j’étais vraiment excité! J’avais déjà un intérêt depuis High School Musical, mais avec mon expérience, le chant était pour moi un défi intéressant. Autrement, j’aime beaucoup tout ce qui est manga et animé, le Japon et tout ce qui gravite autour. C’est vraiment l’fun de pouvoir échanger avec des gens qui ont les mêmes intérêts. 

Noor : Cette volonté est née d’un souci pour les nouveaux étudiant[e]s qui entraient pour la première fois à l’université à l’automne passé. Pour certains d’entre eux, c’était même leur première expérience à Montréal, dans un autre pays que le leur! J’étais en position pour les comprendre. Je pense qu’il est très important de s’entraider et de nouer des liens dans la communauté étudiante. Aussi, j’ai été l’heureuse gagnante d’un concours sur la page Facebook du Service des activités culturelles (SAC). C’était toute une surprise de gagner ma place à l’atelier! Après, j’avais l’envie de faire ressortir mon côté créatif, un côté qu’on a tous et toutes et qu’on devrait mieux explorer.

LR : Quelles étaient vos attentes en vous inscrivant?

Anastasia : J’espérais somme toute pouvoir être utile malgré la distance. Ensuite, à y penser, j’y voyais vite l’occasion de créer un lien avec la personne que j’allais marrainer.

Charles : J’étais très enthousiaste d’en découvrir plus. J’avais de grandes attentes en m’inscrivant à la comédie musicale, mais elles ont été surpassées! 

Noor : Ouf… je n’avais aucune idée, au départ. C’était ma première expérience d’implication à l’université. En plus, c’était en ligne! Du moins, j’espérais être capable de socialiser avec du monde.

LR : Et, franchement, ça s’est passé comment votre implication?

Anastasia : Pour reprendre ton mot, franchement, c’était bien. Malgré l’expérience d’implication totalement virtuelle, j’ai pu jouer mon rôle de marraine et on a gardé contact même si le jumelage était terminé. Au-delà de notre correspondance plus technique, c’est un lien plus amical que j’ai développé avec le nouvel étudiant qui m’était attitré.

Charles : C’était et c’est encore SUPER! Dès les auditions, l’animateur nous avait échauffés et donné des trucs tant pour notre chant que pour notre jeu d’acteur, ce qui s’est avéré très utile. J’ai finalement passé les auditions et je suis, depuis lors, dans la troupe. Nos rencontres sont chaque semaine sur Zoom, où on fait des exercices de théâtre et de chant en groupe. Malgré la distance qui nous sépare, je ne crois pas que nous pourrions être une troupe plus soudée. Rencontrer régulièrement des ami[e]s et être fous ensemble fait vraiment du bien pendant cette période où on ne voit presque personne. On a aussi eu des activités d’intégration et un party de Noël où on a fait un quiz et un Secret Santa! Avec le CAMUM, on a un Discord où on organise des soirées quiz et autres. Parfois, on devine la chanson d’animé qui joue; d’autres fois, c’est un guess the anime hair; dans tous les cas, c’est hilarant! On a aussi fait un concours de cosplay, version cheap.

Voyez tous ces beaux visages! Une équipe comme ça, ça donne le goût...

Noor : Ça s’est très bien passé! Tant le jumelage que l’atelier étaient trop courts selon moi : j’aurais voulu participer pour plus longtemps. L’animateur, Karim Aktouf, était génial. À travers les lectures qu’il nous a présentées, j’en ai appris sur moi-même. J’ai découvert tout un côté de moi que je ne connaissais pas. Je le conseille vraiment à tout le monde! En ce qui concerne le jumelage, j’ai pu sympathiser avec tout plein de nouveaux[elles] étudiant[e]s, surtout de France et du Maroc. On reste encore en contact!

LR : Quels sont les défis de l’implication et de la socialisation à distance?

Anastasia : Un défi peut être de trouver une plateforme qui correspond à chacun afin d’échanger efficacement. Par courriel, les conversations ne sont pas instantanées et peuvent manquer de tact. C’est un peu plus difficile de familiariser ainsi. Heureusement, nous avons une multitude d’outils pour communiquer de nos jours!

Charles : La seule limite que j’ai pu constater est que le jeu d’acteur devient plus difficile. Comme ton partenaire de jeu est physiquement absent, tu ne peux pas bouger autant ni faire des gestes qui te viendraient naturellement en personne. Il y a aussi le fait que les câlins sont impossibles.

Noor : Au départ, ça peut être dérangeant de ne pas toujours voir la personne avec qui l’on correspond. Cette nouvelle réalité est très différente de ce qu’on a toujours connu. On ne s’y habitue pas vite.

LR : En fin de compte, que retiens-tu de ton implication à distance?

Anastasia : Je pense qu’en étant mandatée pour accompagner mon étudiant, j’ai dû savoir m’adapter aux situations nouvelles et trouver des moyens efficaces pour mener à bien ce projet. Sans cette résilience et cette flexibilité, je n’y serais pas arrivée.

Charles : La distance rend tout plus complexe, mais pas autant que l’on pourrait le croire. Oui, je meurs d’envie de rencontrer ma troupe en personne, mais ça n’enlève pas tous les beaux moments et les fous rires qu’on a eus ensemble! De plus, les voir, même à distance, a un effet apaisant et réconfortant. Par-dessus tout, c’est vraiment le fun de faire partie d’une équipe, d’une troupe. D’ailleurs, mon implication m’a mené à participer à un séminaire sur les études à l’étranger. Je planifie désormais faire un échange au Japon! 

Noor : Vraiment, il ne faut pas craindre de s’inscrire à des activités et de se porter volontaire dans toutes sortes de situations. L’implication et la rencontre de nouvelles personnes, surtout dans ce contexte, c’est rafraîchissant, c’est revigorant, c’est une bouffée d’air frais. Ça fait changement de la routine habituelle des cours. Avec tout cela en tête, je me suis tout de suite inscrite aux activités de la Rentrée d’hiver 2021!

LR : Dis-moi, enfin, la première chose que tu veux faire en revenant sur le campus?

Anastasia : Pouvoir me promener librement avec des camarades de classe dans les couloirs de l’université. Aussi, se parler sans barrière, que ce soit la distance ou le masque!

Charles : J’ai vraiment hâte de rencontrer ma troupe en personne et de me produire sur scène avec tout le monde. Aller au karaoké ensemble aussi!                                   

Noor : Pour moi, ce sera retrouver mes amis et reprendre les habitudes que j’avais déjà prises sur le campus.

Un des nombreux couchers de soleil que je me plaisais à prendre depuis le campus de l’UdeM.

En reprenant l’initiative de Noor, je t’invite toi aussi à te joindre à nous pour une dernière rentrée folle avec l’équipe 2020 d’ambassadeur[rice]s. On t’attend avec impatience et bras ouverts.

Cette photo a été prise en 2019
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Riccardo

Riccardo

🌞 Je suis hyper matinal.

📚 Je ne peux vivre sans littérature.

👨‍🍳 On m’appelle « chef-cuisinier »…

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