« Bye-bye » procrastination

Il y des jours où, sans que l’on puisse l’expliquer, on est en forme. On se réveille, on se met à son bureau, et presque par miracle, sans signe avant-coureur, on abat une quantité insoupçonnée de travail. Lectures, capsules-vidéos, tests, exposés, travaux de session… rien n’y échappe. Puis, il y a les jours où ça ne veut tout simplement pas. Peu importe ton bon vouloir, tu n’arrives tout simplement pas à te mettre au travail. Tu cherches une échappatoire à ce qui s’apparente à de longues heures de souffrance. Tu fixes ton cell, tu regardes les écureuils par la fenêtre… bref, tu procrastines. Certain[e]s te diront qu’il y a du bon à ça. D’autres, comme moi, diraient que ce n’est pas forcément faux, mais que ce n’est pas viable sur le long terme.

Alors voici quelques conseils d’amis pour t’aider à vaincre la procrastination, et te mettre au boulot quand tu choisis de t’y mettre.

1. Fais une liste (ou des post-it)

C’est la première étape pour réussir à te motiver. Ça te permet d’avoir une vue d’ensemble des choses à faire. En plus, tu éprouveras un moment de satisfaction en rayant chaque tâche accomplie (ou en te débarrassant de chaque post-it). Personnellement, j’ai tendance à mettre beaucoup de choses sur ma liste. J’ai l’impression d’avancer plus vite et d’être efficace.

Patrick Perkins via Unsplash

2. « Saucissonne » les grosses tâches en tâches plus petites

Si tu écris « travail de session » sur ta liste, ça ne va pas vraiment t’aider à te motiver. D’ailleurs, ça te découragerait plus qu’autre chose. En passant une journée sur un seul point, tu as l’impression de ne pas avancer. Crois-moi, ça m’arrive fréquemment d’avoir des post-it que je garde tellement longtemps qu’ils font partie du décor au bout d’un moment. Alors, découpe ton « travail de session » en plusieurs étapes. Tu verras ton avancée de façon beaucoup plus claire et ça te motivera pour la suite.

3. Commence avec ce qui est facile (ou compliqué)

Je sais bien que c’est deux choses complètement différentes, mais il y a deux écoles de pensée sur la question.

D’un côté, si tu commences avec ce qui est plus facile, tu fais tomber le premier domino sans trop t’épuiser. Les autres suivront. La machine est en marche, il suffit de continuer sur ta lancée.

D’un autre côté, si tu choisis de commencer tout de suite avec ce qui est compliqué (ou pénible), il te restera à faire les choses plus faciles. C’est un peu comme si tu montais une pente pour la redescendre par la suite. Au début, ça prend beaucoup d’efforts et de persévérance, mais une fois dans la descente, ça se fait assez bien!

4. Réfléchis aux raisons qui te font procrastiner

Je pense que c’est important de te poser cette question. On a tellement l’habitude de devoir être productif[ve], de tout le temps devoir faire des choses et de vivre à un rythme effréné. Parfois, on arrive même à culpabiliser, car on ne fait rien. Te demander ce qui te pousse à procrastiner, ça peut être un moyen de rompre avec cette culpabilité. C’est traiter le problème à la racine.

Souvent, je sais que je procrastine, car je suis meilleur dans « l’urgence ». Je sais que je suis plus efficace et plus rapide lorsque je n’ai pas beaucoup de temps devant moi. Alors, je ne m’y prends pas à l’avance, j’attends que la date limite approche avant de m’y coller. Procrastiner est pour moi un moyen de sauver du temps et de l’énergie en quelque sorte.

À d’autres moments, je procrastine tout simplement parce que je considère que c’est un mauvais jour. J’ai essayé de travailler, d’être productif, mais impossible. C’est embêtant quand ça arrive; j’ai l’impression de perdre du temps. Par contre, je sais que je me rattraperai plus tard, donc j’en profite pour prendre du temps pour moi, sans avoir mauvaise conscience. C’est un peu comme si je me voyais imposer un jour de congé.

Tim Mossholder via Unsplash

Parfois, la procrastination est tout simplement le syndrome d’un manque d’intérêt. Néanmoins, ça permet de te poser des questions plus profondes. Pourquoi je fais ce travail alors que je n’arrête pas de repousser le moment de m’y mettre? Dans le fond, est-ce que j’ai vraiment envie d’y consacrer du temps? Est-ce que c’est quelque chose d’important pour moi? Ça peut être le moment de te poser des questions sur tes envies et tes priorités. Une façon de faire le tri entre ce qui vaut le coût d’y consacrer du temps et ce qui est considéré simplement comme une corvée. L’occasion de laisser de côté le superflu, de te tourner vers l’essentiel et ce qui te plaît.

Voilà donc quelques trucs pour t’aider à ne plus remettre à plus tard ce qui peut être fait sur le moment, pour gagner du temps et de l’énergie.

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Nathan

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