Écrire un travail : le retour à la rédaction

Sans pour autant se prendre pour Proust, Baudelaire ou Hugo, chaque étudiant.e a en soi une fibre d’écrivain.e qu’il ou elle tente de ressusciter en ce début d’année scolaire.

Il est en soi quelque peu ironique pour moi d’écrire un article portant sur l’écriture, mais puisque la vie est ainsi faite, je me lance. Ce n’est pas toujours chose aisée, mais l’écriture demeure essentielle dans la communication des idées, particulièrement à l’université. Tâchons donc de lui redonner ses lettres de noblesse! En toute humilité, laissez-moi vous donner quelques-uns de mes trucs personnels et infaillibles qui feront de vous des écrivain.es aguerri.es.

1. Lire beaucoup

On nous l’a répété maintes et maintes fois, c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Ainsi, c’est à la fois en écrivant, mais aussi en lisant, que l’on fera jaillir en nous la source intarissable d’inspiration qui nous suivra dans toutes nos rédactions. Certes, nous avons tous et toutes beaucoup de lectures avec l’école, mais il peut être intéressant de se garder un livre de chevet (ou même, comme moi, un livre de toilette) qu’on lira pour le simple plaisir de voir des mots qui, bout à bout, formeront de belles histoires. Ces belles histoires qui, qu’on le veuille ou non, resteront d’une manière ou d’une autre imprégnées en nous et qui, lorsque viendra le temps de déverser sur une page blanche nos idées confuses, serviront de guides et de lumière, nous donnant l’impression d’un certain déjà-vu dans l’univers énigmatique de l’écriture de travaux.

Photo par Dmitry Ratushny sur Unsplash

2. Se faire confiance

Cela étant fait, la première étape induira sans trop de difficulté la deuxième. Vous remarquerez ainsi rapidement que, les mots coulant dans vos veines, il vous sera plus facile d’écrire. Rédiger est un processus long et parfois fastidieux, mais se faire confiance n’en reste pas moins la clé. Ne vous relisez pas à tout bout de champ, n’hésitez pas sur les mots ; mettez le premier qui vous vient en tête, vous vous relirez plus tard. L’important est réellement de vous faire confiance afin d’obtenir un bon squelette dès le départ. De toute façon, ce n’est pas le brouillon que vous remettrez au prof, alors sachez que personne ne vous jugera sur votre ébauche de texte.

3. Faire un plan

Bon, ç’aurait pu être l’étape 2, mais, comme justement je me suis fait confiance et que j’écrivais sans trop me casser la tête, je l’ai mis en numéro trois. Ce faisant, on remarquera aussi que je ne respecte moi-même pas mes propres directives ; faites ce que je dis, pas ce que je fais! Faire un plan, que ce soit pour un article des Roger, une lettre de présentation, un texte de mi-session ou de fin de session, a toujours l’avantage inégalé de structurer votre pensée. Si vous êtes seul.e, je vous conseille même de verbaliser à haute voix les idées qui se bousculent dans votre tête. En les mettant par la suite sur papier, les idées prendront une forme propre et facile à ordonner. Vous verrez, le plan, c’est vraiment magique.

Bon je palabre beaucoup, parfois même j’ai l’impression de ne pas dire grand-chose… Le fait est que, quand on étudie, on finit rapidement par avoir l’écriture par-dessus la tête et, bref, en avoir marre. Écrire pour ceci, écrire cela, sur un blogue personnel, pour le journal, écrire un courriel à un prof pour lui demander de l’aide sur le texte à rédiger pour demain… Bref, ça en fait beaucoup. Rassurez-vous, toutefois, il existe à l’Université beaucoup de ressources et d’ateliers gratuits qui sont là pour vous aider. Consulte-les en cliquant ici. 😉

Sur ce, moi, je retourne à l’écriture de mon prochain article…

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Marc-Antoine

Marc-Antoine

Baccalauréat en droit

Je suis de ceux qui trouvent la question plus intéressante que la réponse, mais rassurez-vous, je n’embête généralement pas mes pairs avec ça! Adepte du zéro déchet, de politique engagée et de plein-air, je me garde une passion secrète pour les langues et la physique. Piètre danseur et modeste orateur, c’est l’écriture que je préfère. Si je suis parfois atteint d’ochlophobie, je ne reste pas moins un être chaleureux qui, plus que parler, aime écouter.

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