Changer le monde à partir de l’UdeM

Toi aussi, t’es pu capable de te faire harceler dans le métro pour donner à Oxfam, Unicef, Médecins sans frontières et compagnie? Pas parce que tu n’as pas de cœur, mais bien parce que ton portefeuille est déjà assez vide avec ton appart’, ta bouffe, tes frais de scolarité et plus encore…

Changer le monde, c’est noble, c’est sain et saint, c’est parfois utopique… Mais c’est surtout compliqué. Se battre contre un système, on a tou.te.s déjà essayé; ne serait-ce qu’à travers notre crise d’adolescence (pouvoir se coucher à 22h00 et non plus à 21h00, toi-même, tu sais). Maintenant qu’on a gagné en maturité, on se demande quand même comment faire pour changer les choses, sans devoir tomber dans le cynisme et l’apathie des quinquagénaires, mais sans nécessairement faire des Che de nous même. Changer le monde, échelle étudiante, c’est quoi, donc?

C’est d’abord rêver…

Faut pas se le cacher, sans ambitions ni idéaux, on n’ira pas très loin. Rêver, ce n’est pas nécessairement demander l’impossible, mais c’est au moins demeurer convaincu.e.s d’un but à atteindre, quel qu’il soit. Changer le monde, ça se fait en ayant des objectifs. Pour étoffer ça, il est de mon avis que l’université constitue le parfait environnement: conférences, cours, séminaires, discussions, assemblées, lectures, mémoires. Bref, toutes les occasions sont bonnes pour colliger des bribes de connaissances et construire peu à peu des opinions critiques sans tomber dans la démagogie ni la caricature. L’université, c’est le moment parfait pour être curieux et curieuse, et en apprendre toujours plus. Parfois, même, il peut arriver que tu changes d’avis, que tes idées prennent un angle neuf; bref, que tu navigues intellectuellement. L’important, c’est d’avoir une passion.

… tout en gardant les pieds sur terre !

Changer le monde, ça ne se fait pas en deux jours. Pourtant, on sous-estime souvent le poids que peuvent prendre les petites actions quotidiennes. Fièrement milléniaux, nous négligeons aussi notre potentiel communicateur et notre capacité de rassemblement. Il y en a qui assistent à des conférences, d’autres qui publient des articles sur Facebook (#slactivisme), ou encore certain.e.s créent ces memes qui, qu’on le veuille ou non, font parfois réfléchir en plus de rire.

Changer le monde à partir de l’UdeM

Changer le monde, ça se fait en ne baissant pas les bras. Ça se fait en groupe, avec des gens qui ont une passion commune. À l’UdeM, tu peux faire un tour par l’Action humanitaire et communautaire: comités, regroupements, bénévolat et projets variés s’offrent à toi pour t’impliquer un peu chaque jour. On a tou.te.s de multiples obligations, mais quand on trouve LE sujet qui nous passionne, on trouve toujours le temps pour… donner du temps! Le bénévolat, c’est peut-être la clé de l’action étudiante. Donner du temps, parfois de l’argent si on y arrive, ça peut faire changer les choses. Ce qu’on oublie souvent, ça reste le pouvoir des mots. Les mots, n’est-ce pas ce de quoi nous vivons, nous autres étudiant.e.s? Réfléchir, penser, arrêter de tourner en rond: c’est peut-être ça, notre rôle.

Changer le monde, échelle étudiante, ce n’est pas faire la révolution chaque jour. C’est peut-être plus quelque chose comme changer les mentalités, ouvrir le débat et sortir des sentiers battus. C’est se rendre compte du pouvoir inhérent de notre génération: être ouvert.e.s d’esprit, échanger, contribuer à l’idéosphère. Écris pour toi, publie sur les réseaux sociaux, envoie des articles dans les journaux étudiants, le Quartier Libre ou même, qui sait, à La Presse ou au Devoir!

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Marc-Antoine

Marc-Antoine

Baccalauréat en droit

Je suis de ceux qui trouvent la question plus intéressante que la réponse, mais rassurez-vous, je n’embête généralement pas mes pairs avec ça! Adepte du zéro déchet, de politique engagée et de plein-air, je me garde une passion secrète pour les langues et la physique. Piètre danseur et modeste orateur, c’est l’écriture que je préfère. Si je suis parfois atteint d’ochlophobie, je ne reste pas moins un être chaleureux qui, plus que parler, aime écouter.

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