Un an dans la peau d’une Rogère

Il est temps de ranger ma photo de Roger dans l’onglet « Mononcles » et d’achever cette année de job étudiante au sein de l’équipe des Services aux étudiants…

Voilà un an que j’ai hérité d’un joli chandail « Ambassadeur » allant de pair avec mon statut de blogueuse sur les Roger. Voilà aussi un an que j’ai bondi hors de ma zone de confort en m’engageant concrètement sur la vie du campus. Cette aventure arrive aujourd’hui à terme et même si (comme souvent) je rédige cet article en retard, il n’en perd pas moins de sa symbolique un peu particulière.

Grosso modo, ma mission consistait à orienter les nouveaux étudiants, répondre à vos questions puis écrire sur les Roger des petites tranches de vie mêlant conseils perso et services dont j’aurais aimé avoir connaissance en temps voulu. Ma job était donc de tenter de tourner avec un peu d’humour toutes les petites galères et peur liées à la première année universitaire. Ça tombe bien, je suis du genre à enchaîner les actes manqués et plonger dans les students struggles. Pour résumer cette année en quelques mots : découvertes, opportunités rencontres, évènements et autres retards. ( ?)

Déjà, je profite de cet article pour remercier particulièrement mes boss qui ont fait de ma toute première job ever une expérience vraiment riche, m’accordant leur confiance et conseils tout en parvenant à me faire comprendre que mon terrible manque d’organisation n’était pas une trait de caractère à garder….

Je me dois aussi d’évoquer mes premiers pas sur le sol de Montréal pour décrire au mieux l’expérience qui m’a été donnée de vivre. Dès l’aéroport, grâce aux étudiants d’Accueil Plus, j’ai bien compris que s’engager dans la vie universitaire était un élément clé d’épanouissement.

Malgré ma méconnaissance totale du campus et des autres étudiants, j’ai sauté le pas et postulé lorsque l’offre d’emploi s’est présentée dans mes courriels. Après avoir participé au maximum d’activités de l’anciennement nommée « Semaine A », je gardais en tête les sourires et mots rassurants des ambassadeurs d’alors. Puis faut avouer que les chandails à tête de tigre de l’époque étaient vraiment cool.

Bref, lorsque j’ai reçu un appel de Myriam, qui allait devenir ma boss, m’annonçant que c’était à mon tour d’incarner cette figure d’accueil, j’étais juste ravie. Même si j’ai dû la faire répéter parce qu’évidemment je ne me trouvais « pas assez… et trop… » pour ça. (Puis qu’elle avait une extinction de voix aussi ?)

Après un an de poste, j’ai véritablement la sensation d’avoir appris et grandi. Sans prétendre incarner à la perfection ces qualités, voici ce que j’ai voulu développer et plus/moins acquis dans ce rôle.

Appris des valeurs essentielles dans nombre de domaines. Tout d’abord, être Rogère/ambassadrice en étant soi-même une quasi-nouvelle-étudiante-internationale incite à essayer de devancer les peurs des autres nouveaux venus, être à l’écoute des interrogations et partager. J’ai aussi amélioré mes skills en communication ou compris comment fonctionnaient certains outils informatiques. Aussi, je me suis appliquée à mémoriser des sigles finissant en UM et me suis aperçue de l’ampleur des services mis en place pour que notre scolarité se passe toujours au mieux. Pour sûr, la liste de mes apprentissages est incomplète tant on s’émancipe au contact, virtuel ou non, d’autres étudiants venus de partout ainsi que des autres ambassadeurs !

J’aimerais en profiter pour adresser mon mea culpa à toi si tu fais partie de ces étudiants cherchant à s’orienter sur le campus et à qui j’ai très probablement répondu « Alors ça c’est vraiment la spécialité de mon collègue, là-bas » avec une mine mi-honteuse mi-soulagée. Parce que Aisentstadt est vraiment compliqué à mémoriser. Puis il m’a bien fallu remplir les ¾ de mon contrat pour savoir qu’il y avait un passage au 2ème de Jean Brillant pour accéder à Lionel Groulx. (Merci Kim !)

Enfin, j’ai grandi. Jamais je ne me suis précipitée pour mener une campagne de déléguée de classe, même si ça ne m’attirait pas, je ne m’en sentais surtout pas assez légitime. Sauf qu’ici, à l’UdeM, on nous incite à prendre conscience que notre apport individuel a son importance, chacun à son échelle, chacun selon ce qui lui tient à cœur.

A 18 ans, je me suis lancée dans une expérience m’expulsant de ma petite bulle d’UdeMienne passive. Après tout, ma première approche avec l’uni a été par l’intermédiaire du blogue des Roger, si ce n’est pas un signe…

J’ai donc appris à écrire pour essayer d’aider, à tourner mon quotidien en anecdotes à la fois (presque) utile et (presque) amusante ou à produire des paragraphes un peu plus engagés. On m’a aussi donné l’occasion d’avoir une « accréditation média » pour l’ouverture de la saison des Carabins ou permis de prendre en otage l’instagram de l’UdeM avec Myriam.

Alors voilà, rédiger pour les Roger ne fait que creuser mon goût pour la rédaction et concrétiser mon envie de m’approcher du monde journalistique. Par les infolettres mensuelles, j’ai compris qu’il était possible d’aider, partager, créer un lien particulier et ce, par les mots et la sincérité qu’on leur donne.

Cette aventure s’arrête certes aujourd’hui mais je suis désormais véritablement consciente de la richesse de notre campus, de l’esprit d’entraide udemien et de la chanceuse diversité des profils étudiants s’y trouvant. A titre plus personnel, la certitude que manier des mots me plaît m’encourage à mener d’autres projets tandis que je me sens un peu transformée depuis un an et plus confiante. ?

Bref, je me suis épanouie en tant qu’humain, étudiante et « employée » (si on peut considérer qu’un travail en est un lorsqu‘il est si plaisant) pendant un an. Et ça, c’est essentiellement parce que ce rôle a une résonance particulière grâce aux retours positifs et encourageants de mes proches et les vôtres, lecteurs du blogue.

Alors sincèrement : merci.

Mon dernier conseil serait plutôt un encouragement t’incitant joyeusement à trouver une activité sur le campus qui te soit aussi épanouissante !

C’était l’exploratrice en direct des Roger, à vous les micros ?✋?✋

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Éloïse

Éloïse

Baccalauréat en études internationales

Malgré un sens de l’orientation déplorable, me voici jeune Française en immersion à Montréal. Mon entrée à l’université est rythmée depuis par des joies (et catastrophes) de l’autonomie, réflexions sur le monde qui nous entoure, mokaccino, procrastination, rencontres marquantes, expériences culinaires, goût pour l’ironie ou encore tendance à rire trop facilement… Bref, je m’implique dans cette expérience québécoise avec intérêt, alimentant (mon cell en photographies) un perpétuel débat interne pour concilier sérieux scolaire et party étudiant.

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