Toutes ces fois où tu pensais bien plagier

Dans la vie comme au hockey, c’est possible de tricher. Mais, une fois dans la ligue des grands, tu apprends vite que c’est toi le premier perdant, et si tu te fais prendre, t’es foutu. À l’université, tricher s’appelle aussi plagier, et les sanctions ne pardonnent pas.

Plagiat : acte de faire passer pour siens les textes ou les idées d’autrui.

Fraude : acte de tromperie fait pour gagner un avantage personnel, parfois au détriment des autres.

Source : http://www.integrite.umontreal.ca/definitions/integrite.html

Les yeux croches

Tu l’as peut-être déjà tenté au primaire, de regarder par-dessus ton coude ou ton épaule? Malin, malin. Et surtout, rappelle-toi : est-ce que ça avait marché? Bien sûr que non. D’une part, tu es trop loin pour bien voir et, d’autre part, tu n’es pas dans la tête de ton voisin. Impossible pour toi de comprendre la réponse générale. À l’université, c’est pareil. Même si tu cherches une bonne réponse, tu devras lire la copie en entier de ton camarade avant de te rendre compte que tu n’as plus de temps et que le surveillant t’a vu. Échec.

Le génie en herbe

Les cas de plagiat à l’université n’adviennent généralement pas pendant les examens, mais plutôt pendant les travaux. Personne n’est là pour te surveiller, alors autant prendre le travail d’autrui! Eh non, ça parait toujours. Ton style change immédiatement lorsque tu cites quelqu’un d’autre. Normal : toi et cette personne ne pensez pas de la même façon, et tu n’as certainement pas le même bagage intellectuel que le ou la spécialiste plagié.e.

Mais alors, comment plagier efficacement ?

Le meilleur moyen, entre toi et moi, c’est d’avoir tes propres idées. À l’université, tu es assez grand.e pour penser par toi-même et effectuer tes propres raisonnements. D’ailleurs, c’est sur cet aspect que tes professeur.es vont t’évaluer. Montre-leur de quoi tu es capable.

Plagier, c’est, on l’a vu, s’approprier injustement le raisonnement d’autrui. En écrivant un travail universitaire, il va de soi que l’on doive s’inspirer, rechercher des informations complémentaires, etc. Bref, on ne peut pas faire une recherche de fond en comble par soi-même, c’est bien trop long. Par chance, quelqu’un aura déjà colligé certaines données. Une autre personne les aura analysées. De la même façon que tu payes un prix au marchand de patate, pour avoir récolté puis transporté son féculent, tu dois citer les gens de qui tu prends ton information; sinon c’est du vol intellectuel.

Citer, c’est pas sorcier !

Une fois l’information trouvée, la bonne partie de la tâche est accomplie. Il ne te reste qu’à dire : qui, dans quel ouvrage, quand, etc. Personnellement, j’ai pris un malin plaisir à citer depuis que je me suis initié à Zotero et EndNote. Ce sont des logiciels de citations automatiques, qui font mes bibliographies à ma place ! Les logiciels sont gratuits à l’université, et tu peux suivre des formations pour les maîtriser à la BLSH. Entre toi et moi, c’est une heure bien investie. Non seulement tu prendras plaisir, comme moi, à citer, mais tu éviteras de couler ton cours à cause d’un plagiat et en plus tu sauveras du temps à chaque travail. Je me souviens de toutes ces fois où mes amis se cassaient la tête sur leur ordinateur, tentant de finaliser leur bibliographie…

Note pour l’étudiant.e aguerri.e : il existe une panoplie d’autres formations à la bibliothèque. Elles pourraient grandement t’aider quant à la méthodologie de tes travaux et l’efficacité de tes recherches. De plus, à chaque programme est attitré un ou une bibliothécaire spécialisé.e (clique sur le lien, puis sur ta bibliothèque, à droite de la page d’accueil, puis sur ton programme d’étude. Cela te mènera sur la page de présentation de ton ange-gardien). Leur tâche est précisément de te soutenir. Si tu ne vas pas les voir, tu les feras travailler pour rien 😉 !

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Marc-Antoine

Marc-Antoine

Baccalauréat en droit

Je suis de ceux qui trouvent la question plus intéressante que la réponse, mais rassurez-vous, je n’embête généralement pas mes pairs avec ça! Adepte du zéro déchet, de politique engagée et de plein-air, je me garde une passion secrète pour les langues et la physique. Piètre danseur et modeste orateur, c’est l’écriture que je préfère. Si je suis parfois atteint d’ochlophobie, je ne reste pas moins un être chaleureux qui, plus que parler, aime écouter.

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