Le jardin étudiant – partie 2

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Suite d’une épopée végétale…

Je vous avais promis un beau et gros jardin en ce début d’été, comme je vous avais parlé de cours d’été. Toutefois, à l’inverse de ce dernier, ce fut un réel succès. Bien sûr, tout est à relativiser, mais je vous propose aujourd’hui un retour philosophique et objectif sur la théorie que je vous avais exposée voilà deux mois. Les notes indiquées sont totalement subjectives et se basent sur ma performance et mon rendement.

1. La base de la base : 5/10.

Je vous avais parlé de terre, de sélection des plants, de paillis. Toute cette théorie s’est trouvée assez facile à matérialiser, mais il y a un élément qui m’a pris au dépourvu : le désherbage. C’est probablement un élément sous-estimé du jardinage. En effet, si vous ne faites que remuer la terre, cela sera certes efficace pour l’aération de votre sol ainsi que pour son apport nutritif, mais toutes les mauvaises herbes, aussi petites soient-elles, y resteront et pousseront avec plus de vivacité.

La tâche la plus laborieuse aurait donc été de désherber complètement, en enlevant chaque racine. Bien entendu, le paillis de cèdre fait du beau travail et ralentit leur progression, mais la clef des mauvaises herbes et qu’elles poussent vite et facilement.

Note à moi-même donc : désherber.

2. Le choix des plants : 9/10.

Il s’est avéré plus facile que prévu de faire cohabiter les plants ensemble. Mon choix final fut de la laitue verte, de la laitue rouge, des carottes, des tomates, du basilic, du thym, de la coriandre, de l’origan et de la lavande. Cette dernière, je ne l’ai pas choisi pour la manger, mais simplement pour son odeur agréable et son effet répulsif sur les insectes nuisibles.

Résultat : les laitues ont poussé prodigieusement, et le plant de tomate a certainement triplé en hauteur. Le thym s’en est plutôt bien sorti, de même que la coriandre et le basilic, quoique ces derniers connurent un début de saison difficile. L’origan étant une mauvaise herbe, j’ai trouvé rigolo de voir que le plant « domestiqué » (que j’avais planté dans un pot) est presque mort, mais que d’autres plants à l’extérieur du jardin ont poussé avec un enthousiasme débordant. À retenir donc : l’origan pousse tout seul, pas besoin de s’en occuper.

Les carottes furent le seul échec, et ce fut à cause des graines, qui étaient dans une espèce de papier pseudo biodégradable; privilégiez les bonnes vieilles graines nues. Je n’ai obtenu qu’une seule carotte!

Enfin, mentionnons la réussite de « l’effet lavande », puisque tous mes plants sont magnifiques, et ce sans pesticides ni insecticides.

3. L’entretien : 7/10.

Là où le bât blesse, c’est certainement l’entretien. Il faut arroser chaque jour, désherber dès que possible, etc. Notre pire ennemi demeure la paresse, et elle a quelque peu eu raison de moi parfois. Néanmoins, l’étudiant.e aguerri.e sera heureux.se d’apprendre que l’entretient demeure assez simple, et que malgré quelque laisser-aller, mon jardin se trouve en bon état.

Il faut noter quand même que j’ai choisi des plants assez faciles à entretenir, mais pourquoi se compliquer la tâche? Les seules difficultés réelles furent le basilic et l’origan, mais il suffit d’arroser le premier avec de l’eau tiède (et non froide), et laisser le second libre dans un coin de cours hors du jardin.

Conclusion : 8/10.

Un jardin étudiant est relativement facile à obtenir. Du moment que l’on dispose d’une certaine surface (chez ses parents, à l’université, en jardin communautaires), il suffit de planter pour récolter. Le gros du travail doit être fait au début, et si l’on s’est bien appliqué, le reste sera beaucoup plus facile que ce que l’on croit. C’est un peu comme écrire un travail de session; si tu écris un bon plan, le reste de l’écriture ira de soi!

Note pour l’étudiant.e aguerri.e : soit patient.e, aussi. Rome ne s’est pas bâtie en un jour, et tes légumes ne pousseront pas rapidement. Attends le plus longtemps possible avant de récolter, sinon tu auras de petits légumes chétifs. En attendant, inscris-toi aux paniers économiques de l’Action humanitaire et communautaire pour obtenir des fruits et légumes locaux à bon prix.

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Marc-Antoine

Marc-Antoine

J’ai cette tendance à écrire de long en large, ce qui témoigne sûrement du poète qui sommeille en moi. Un poète international, cela dit, ne pouvant s’empêcher de le montrer. Si j’use de beaucoup de mots, ce n’est que pour mieux me défendre, et je garde toujours en tête ces phrases : fais ce que tu dis; dis ce que tu penses; pense avec raison. Sur cette touche philosophique, mon Yin serait la patience, mon Yang l’impulsivité.
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