L’explorateur

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Tu l’as compris : je viens de la campagne française et à l’aéroport, je montre mon permis d’étude car depuis presque un an,  « je suis une étudiante étrangère à l’UdeM».

– Mon histoire, brièvement 

Avant d’avoir ce statut bien particulier au sein de l’UdeM, je savais que j’avais le goût de voyager. Pour faire court, grâce aux activités de mes parents et à leur propre envie de découvertes, nous avons visité ensemble plusieurs pays dès mes premières vacances. Et ce qui est chouette avec ce genre de pratique, c’est qu’on y prend goût. Donc déjà petites, avec ma sœur, nous étions amenées à passer des journées en mer alors qu’ils plongeaient ou encore nous escaladions un volcan toujours en activité.

Dans un tel contexte, lorsqu’il s’agit de s’envoler après le lycée, on se permet de croire à des études outre-Atlantique. Vivre à 18 ans hors du domicile familial, sur un continent absolument inconnu au bataillon, c’est une aventure à part entière. Même si le quotidien a son lot de petits échecs comme des petits retards (notamment à mon exam’ de politique), c’est formateur.

Je sais maintenant faire un virement, prendre le métro sans me tromper de direction, trouver des raccourcis à faire pâlir de jalousie Google Maps et même choisir un programme de lavage adapté à mes vêtements… 💁

– Les accessoires adéquats  

En toute honnêteté, je suis probablement l’individu la plus désorientée possible. C’est-à-dire que mon entourage me demande d’indiquer ce qui me semble être la bonne direction pour systématiquement prendre le chemin radicalement opposé. Ainsi, l’outil indispensable pour survivre en milieu étranger (et même en territoire connu) serait l’application Transit. Parce que Côte-des-Neiges est mon hood et celui de Kim 😉, mon berceau,  je m’y oriente à peu près correctement… Mais j’avoue avoir encore quelques hésitations lorsque j’ai, par exemple, un rendez-vous au métro Namur. « Ce n’est pas qu’une station de métro lointaine ça ? » (Pas d’offense ☮ )

Puis avant, j’avais une grande tendance à mépriser les expositions trop fréquentes des gens sur les médias sociaux. Aujourd’hui, je m’accorde l’excuse de la distance pour partager une certaine quantité de tranches de vie par la diffusion de photos. Mon second accessoire serait alors l’appareil photo de mon cell car oui, je fais partie de ces gens immortalisant leur voyage grâce à leur smartphone… L’exploratrice a en effet tué son appareil photo. Triste histoire impliquant une bouteille d’eau ouverte au fond d’un sac, un appareil photo manifestement peu étanche et un voyage en Sicile.

– L’anecdote

C’est grâce à une rencontre tout à fait imprévisible que j’ai fini mon année en expédition à Washington. Grosso modo, ma coloc’ a tenu la porte à une journaliste française basée dans la capitale américaine, ce qui nous a donné l’idée d’y passer quelques jours. C’est comme ça que nous nous sommes retrouvées dans un tout petit avion, au-dessus de New York, nous qui ne nous connaissions pas un an auparavant. Bref, après quelques jours en immersion dans la ville, nous nous sentions vraiment fluent, c’était sûr : toute trace d’accent français s’était envolée. C’était sans compter sur le gentil serveur de falafels en plein Georgetown. Effectivement, après avoir écouté notre commande, il nous a simplement répondu : « Ah, pas pu m’empêcher de remarquer que vous étiez françaises ». 🙄

– La touche musicale

Pour ne choisir qu’une musique correspondant à ce segment : Tamacun de Rodrigo y Gabriela, un duo de guitaristes mexicains (aka la musique accompagnant la première apparition de Jesse dans Breaking Bad). Ce son est assez dynamique pour motiver qui que ce soit à se lever/courir/tondre la pelouse/prendre l’avion sur un coup de tête. Lui reconnaître uniquement un effet booster de bonne humeur serait réducteur. En effet, son origine hispanique s’adapte tant aux aprem’ farniente à la plage qu’aux expéditions de découverte Urbex en passant par les longues heures de route avant d’arriver à destination. Bref, une « musique ensoleillée et couteau-suisse » : un truc d’explorateur, un vrai !

Tu te sens aussi l’âme d’un aventurier, explorateur du campus et du monde ? Alors passe donc nous partager tes anecdotes et ton goût de l’inconnu lors de la Semaine d’accueil !

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Éloïse

Éloïse

Malgré un sens de l’orientation déplorable, me voici jeune Française en immersion à Montréal. Mon entrée à l’université est rythmée depuis par des joies (et catastrophes) de l’autonomie, réflexions sur le monde qui nous entoure, mokaccino, procrastination, rencontres marquantes, expériences culinaires, goût pour l’ironie ou encore tendance à rire trop facilement… Bref, je m’implique dans cette expérience québécoise avec intérêt, alimentant (mon cell en photographies) un perpétuel débat interne pour concilier sérieux scolaire et party étudiant.
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