Les bases de la vie nocturne

2 minutes de lecture

A toi, jeune étudiant (étranger) nourrissant le projet de dévorer tes ouvrages scolaires : voici ce qu’il faut connaître pour « survivre » aux soirées montréalaises.

Le choc culturel n’épargne aucun secteur de nos vies lorsqu’on découvre un nouvel environnement. Le vocabulaire et les classiques des soirées étudiantes sont donc un sujet auquel il faut être préparé, au même titre que l’organisation universitaire.

Horaires

Avant tout, il faut savoir que les clubs de la ville ferment à 3h du matin.

Si tu étais habitué à rentrer avec des croissants en main mine de rien à 6h du matin, il faudra innover pour attendre jusqu’à cette même heure de retour plutôt descente.

Au premier abord, ces horaires semblent limiter la durée des soirées mais il suffit logiquement d’adapter le reste des évènements. Ainsi, avant de partir au party (à prononcer « parté »), le rituel est de faire un prédrink. Non, non, pas de « before » ici ! Donc si tu vas en club avec ta gang, il y aura souvent ce pré-soirée aka before (aka prédrink, tu as suivi ?).

Jeux

Personnellement, ce qui m’a surprise est la nature de ces « pré ». Ici, il est question de jeux / activités assez interactives. Par exemple, le beer pong n’est pas qu’un vague concept de série américaine, c’est une institution ! Le principe est sûrement déjà connu de tous : viser dans le triangle de verres de l’ennemi adverse avec une balle de tennis de table. Certaines règles sont ajoutées selon le degré d’expertise de tes camarades de party ou bien de leur manque d’esprit fair play.

Un autre classique de soirée serait le flip the cup. Preuve d’un souci d’intégration ou marque de lenteur d’esprit: j’avoue n’avoir jamais compris les règles ni même les principes de ce jeu… 🙄

Et ne parlons pas de la variante flap the cup apparaissant pour mon cerveau comme l’un des jeux les plus complexes possibles !

Ensuite, une tradition pouvant étonner est la pratique du karaoké. Encore une fois, c’est très fréquent et sans en avoir pleinement conscience, on y prend goût. Dans les bars, il n’est pas rare que la salle se mette à s’animer à l’écoute d’une chanson de Céline Dion. Pour n’en citer qu’un, tu expérimenteras très certainement les ambiances karaokés de la Maisonnée.

Keskonboit

En France, avoir des grosses cups rouges en soirée, c’est presque sacralisé. Cet objet donne un goût de Projet X à toute boisson, même la menthe à l’eau. Ici, tout étudiant sait que ces gobelets sont juste les plus cheap du Dollarama et ils en deviendraient presque lassés…

Puis il ne faut pas faire la fine bouche face à la bière. Tu ne vas consommer pas grand-chose d’autre que ce breuvage houblonné, notamment aux initiations. Justement, à cette période, mon asso organisait un événement visant à faire débattre diverses équipes sur des sujets donnés. Il était donc question de tenir des propos cohérents face à un jury composé de nos futurs professeurs de Sciences Politiques. #expériencehoublonnée

Sur ces bons conseils, bonne adaptation nocturne à toi et qu’elle soit arrosée à la grenadine !

The following two tabs change content below.
Éloïse

Éloïse

Malgré un sens de l’orientation déplorable, me voici jeune Française en immersion à Montréal. Mon entrée à l’université est rythmée depuis par des joies (et catastrophes) de l’autonomie, réflexions sur le monde qui nous entoure, mokaccino, procrastination, rencontres marquantes, expériences culinaires, goût pour l’ironie ou encore tendance à rire trop facilement… Bref, je m’implique dans cette expérience québécoise avec intérêt, alimentant (mon cell en photographies) un perpétuel débat interne pour concilier sérieux scolaire et party étudiant.
Il n'y a pas de commentaire

Écrire un commentaire