Ode au bar de quartier | Les Roger - Le blogue des étudiants de l'UdeM

Ode au bar de quartier

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La fin de session tant attendue est passée. Les examens sont derrière nous, et même les partys bien arrosés des associations étudiantes sont à leur point mort. Certains prennent des cours d’été, d’autres travaillent ou sont partis.

Pour nous, braves étudiants qui sommes restés à Montréal, il devient difficile de dénicher les endroits dignes de nous accueillir entre deux sessions. Le cinéma ? Trop cher. La Ronde ! Trop loin, trop jeune. La Maisonnée ? J’ai fait le tour. Oh ! Je sais : le Randolf. Trop ludique, trop mainstream.

Que faire ? N’allez pas me juger, braves lecteurs, car loin de moi l’idée de faire de vous des êtres de basse vertu, mais êtes-vous déjà allés dans votre bar de quartier ?

Ces petits bars miteux, sur les rues non passantes, devant lesquels deux ou trois habitués fument leur cigarette à 16 h 15. Vous connaissez ?

Célébrez avec un 4 oz de vodka pure le dernier but du Canadien de Montréal !

« Célébrez avec un 4 oz de vodka pure le dernier but du Canadien de Montréal ! »

Fini, les Foufounes électriques. Au diable Chez Mado, restez au chaud dans votre quartier. Entrez-y quelques minutes, que ce soit à l’ouverture à 9 h du matin ou à 2 h, lorsque « la soirée » bat son plein. Ouvrez la porte et découvrez-y l’ambiance chaleureuse et l’odeur de bière renversée la veille.

Si vous faites quelques pas, vous découvrirez dans votre bar de quartier trois ou quatre téléviseurs ; l’un diffuse le basket, l’autre le catch, un troisième est aléatoire — baseball, football, soccer, course de chevaux — et bien sûr le dernier est toujours réservé au hockey. Que ce soit en saison ou en séries, que votre équipe préférée ait perdu ou non, il y aura toujours une partie pour vous divertir, un but pour vous faire vibrer.

C’est dans ces bars que se déroule la vraie vie nocturne montréalaise. Tout le monde est ravi de parler quelque temps avec Josée, qui tient le bar depuis 15 ans. Allez lui conter votre peine d’amour ou votre dernier échec d’examen autour d’un pichet de blonde à 13,25 $.

Que vous soyez jeune ou vieux, riche ou pauvre, allez vous tailler une place aux machines à sous entre les deux habitués et tentez de gagner juste assez d’argent pour payer la tournée ! Ici, il n’y a ni « jaggerbom », ni « sex-on-the-beach » ; ici, on est des vrais et on prend du vrai fort. Célébrez avec un 4 oz de vodka pure le dernier but du Canadien de Montréal ! Si la télé n’est pas pour vous, exercez votre poignet à la table de billard. Entraînez-vous et défiez vos amis à ce sport de salon ancestral. Tentez tous les coups possibles ; par la bande, en sautant la 9, derrière le dos ou, ma préférée, couché sur la table. Épatez la galerie en montrant vos talents innés à ce sport d’adresse.

Si vous êtes entré la bonne journée à la bonne heure, faites résonner vos cordes vocales au rythme du karaoké local. Il est fort probable que le micro ne fonctionne pas, mais vous n’en aurez cure après quelques pintes.

Enfin, amis, je vous dis : laissez les plaisirs futiles et puérils dont vous avez trop profité, abandonnez-vous au bar de quartier. Entrez-y et découvrez les merveilles qui s’y cachent !

« Bien loin de moi l’idée de faire de vous des êtres de basse vertu… »

Note pour l’étudiant.e buveur-euse aguerri.e : il existe au sein même de l’UdeM un resto-bar bien sympa, à prix modique. C’est la Brunante, au 2e étage du pavillon 3200, rue Jean-Brillant. C’est le seul endroit où on peut servir de l’alcool en tout temps sur le campus. Viens délier ta langue et faire vibrer tes papilles gustatives avec une bonne rousse et un hamburger bien garni!

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Marc-Antoine

Marc-Antoine

J’ai cette tendance à écrire de long en large, ce qui témoigne sûrement du poète qui sommeille en moi. Un poète international, cela dit, ne pouvant s’empêcher de le montrer. Si j’use de beaucoup de mots, ce n’est que pour mieux me défendre, et je garde toujours en tête ces phrases : fais ce que tu dis; dis ce que tu penses; pense avec raison. Sur cette touche philosophique, mon Yin serait la patience, mon Yang l’impulsivité.
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