Cinq défis du cycliste à Montréal | Les Roger - Le blogue des étudiants de l'UdeM

Cinq défis du cycliste à Montréal

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Comment vivre avec cette étiquette de dangereux hurluberlu manquant profondément de civisme? Pas facile, certes. Sans être une excuse, voici une liste non exhaustive des dangers potentiels que nous, cyclistes montréalais, devons affronter à chaque jour.

1. Les nids de poules

Bien entendu, l’expression « nid de poule » prend une toute autre dimension selon votre moyen de locomotion. À pied, peu importe leur grosseur, il est d’une part rare qu’ils soient au milieu de votre chemin et, d’autre part, il vous suffirait de les enjamber le cas échéant. En auto, les gros « peneus » de votre bagnole vous protègent des moindres secousses, du moment qu’il ne s’agit pas du Cratère Barringer. À vélo, il en va bien autrement ! Une simple craque se fait ressentir, et un beau gros nid d’autruche peut vous être fatal, la pire option étant que vous vous retrouviez cul par-dessus tête, la meilleure étant d’écoper d’une magnifique crevaison*.

Ne soyez donc pas étonnés de nous voir zigzaguer un peu partout dans la rue !

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2. Les portières et autres inattentions

En plus d’avoir les yeux à terre pour veiller sur les nids, le cycliste doit prendre garde à certaines inattentions. Pour l’automobiliste, l’emportiérage lui coûtera probablement une réclamation auprès de son assureur. Le cycliste s’en tirera au mieux avec un bras cassé… Il en va de même lorsque le cycliste passe du trottoir à la rue, ou lorsqu’il double le gros mastodonte qui tournait à droite… Face aux quelques 1000 kg de métal et du haut de ses frêles 80 kg de muscles, le cycliste est vulnérable et la moindre inattention – peu importe sa source – peut lui être fatale.

Ne croyez pas que je blâme l’automobiliste, bien au contraire (vous lirez le point numéro cinq), mais il est évident que, une fois sur son noble destrier, le cycliste doit être vigilant pour quatre.

3. Les intempéries

« Si vous avez le vent dans le dos, c’est sûrement parce que vous rêvez, parce que ça n’arrive jamais. »

Il s’agit ici de ce qui fait la différence entre les cyclistes de fin de semaine et les cyclistes fous. Une petite pluie, ça se comprend, ça s’évite avec un imperméable. Mais lorsque vient la grosse pluie, même vos fémurs seront trempés ! Et sachez que la pluie ne vient jamais seule : son ami le vent vient ralentir votre vitesse au moins de moitié s’il est contre vous. Si vous avez le vent dans le dos, c’est sûrement parce que vous rêvez, parce que ça n’arrive jamais.

Et même si l’on dit « après la pluie, le beau temps », les flaques d’eau seront ravies de gicler pour peindre de belles traces de boue dans votre dos…

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4. Les feux rouges

Eh oui, vous vous étonniez que le sujet n’eût pas encore été abordé ! Les feux rouges sont les grillades préférées des cyclistes. Le cycliste a tendance à se croire invulnérable et hors de portée de la loi. Pourtant, traverser à un feu rouge vous coûtera à vous aussi entre 100 et 200 $, ainsi que 3 points d’inaptitude, et ce, peu importe votre excuse. Mais pourquoi alors ces feux rouges sont-ils tant méprisés des cyclistes, malgré le danger pour leur portefeuille ou leur vie ?

Simplement parce que, aussi farfelue que soit l’explication, arrêter et démarrer reste drôlement casse-pied. Alors que le piéton ne dépensera que quelques calories, et que l’automobiliste n’aura qu’à agiter le pied, le cycliste devra mettre tout son corps en mouvement pour redémarrer la machine avec la bonne vieille huile de jambe.

5. Les autres cyclistes

Enfin, l’ennemi principal du cycliste, c’est l’autre cycliste. C’est comme si, une fois sur la piste cyclable, on perdait toute notion de civilité et de courtoisie ; c’est la loi de la jungle. Imaginez un monde étroit où le dépassement se fait par la droite autant que par la gauche, où personne ne signale ses intentions de tourner et où le chacun-pour-soi est de mise.

« Montréal, c’est pas le Tour de France. Reste zen et pédale. »

Croyez-moi, le cycliste moyen a encore un long chemin à parcourir s’il souhaite un jour se faire accepter par la communauté montréalaise. Et la première étape, c’est probablement de se respecter lui-même…

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*Note pour l’étudiant.e-cycliste aguerri.e : si ton vélo est mal en point, il existe quatre bornes FIXIT sur le campus de l’UdeM, aux pavillons Marie-Victorin, Marguerite-d’Youville, 3200, rue Jean-Brillant et à la station de métro Université de Montréal. Elles ont été mises en place par la FAÉCUM pour les étudiants.

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Marc-Antoine

Marc-Antoine

J’ai cette tendance à écrire de long en large, ce qui témoigne sûrement du poète qui sommeille en moi. Un poète international, cela dit, ne pouvant s’empêcher de le montrer. Si j’use de beaucoup de mots, ce n’est que pour mieux me défendre, et je garde toujours en tête ces phrases : fais ce que tu dis; dis ce que tu penses; pense avec raison. Sur cette touche philosophique, mon Yin serait la patience, mon Yang l’impulsivité.
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