Conversation entre une Québécoise et une Française nouvellement arrivée | Les Roger - Le blogue des étudiants de l'UdeM

Conversation entre une Québécoise et une Française nouvellement arrivée

3 minutes de lecture

Malgré le fait que nous venions toutes de la francophonie, il peut y avoir, parfois, quelques différences langagières qui peuvent porter à confusion. N. B. Cet article est hautement caricatural.

Nous nous sommes amusées à imaginer une histoire qui pourrait avoir lieu dans deux versions, une Québécoise de la région et une Française nouvellement arrivée. Bon, c’est plutôt un monologue, mais comme on dit… détails.

Ce que dit la Québécoise:

« Chu sortie hier soir avec ma gang de chums aux Foufounes électriques. Ça faisait un bout que je les avais pas vus. On a pris la file payante parce qu’y faisait ben trop frette, pis mon ami n’arrêtait pas de chialer. C’était le lady’s night, y’avait bin d’la pitoune. On a calé bin d’la bière. En plus, on avait fait un pré-drink chez nous, pis Marie-Ju était habillée vraiment quétaine, surtout son chandail pis ses souliers. Faque je lui ai passé du linge, parce que c’était juste trop laitte. J’ai pigé dans mes cossins pour lui patenter un look : était pas pire. On a viré une méchante brosse, c’était le fun, mais j’ai eu les bobettes prises dans’ craque toute la soirée, c’était pas mal gossant. Après ça, j’avais les munchies, faque on est allés au dépanneur. J’en ai profité pour demander du change pour mon dix piasses, avant qu’y me donne la facture. Pis ben c’matin, j’me suis réveillée avec une estik de gueule de bois! »

Traduction à la française :

« Hier soir je suis sortie avec mes potos aux Foufounes électriques (Nom d’un bar : au Québec, foufounes veut dire fesses). Ça faisait longtemps que je ne les avais pas vus. On a fait la queue payante parce qu’il faisait vraiment froid et mon sos’ ne faisait que se plaindre. C’était une soirée filles du coup il y a avait des belles gosses en balle ! On s’est enfilé tellement de binouzes… Alors que j’avais déjà organisé un before chez moi. Marie-Ju s’était sapée plus ringard que jamais surtout son haut et ses chaussures. Par pitié je lui ai passé des fringues, c’était vraiment trop moche. J’ai pioché dans mes vêtements pour lui concocter une tenue plus portable. Elle était pas si mal. On s’est pris une cuite, c’était ouf. Mais j’avais ma culotte prise dans la raie pendant toute la fête, c’était relou. Ensuite, j’avais la foncedalle alors on est allés dans une supérette de nuit. J’en ai profité pour qu’on me fasse de la monnaie sur mon billet de 10 balles, avant qu’il me tende mon ticket de caisse. Finalement, ce matin, je me suis réveillée en ayant un de ces maux de tête! »

Véritable source de quiproquos, un échange entre Français et Québécois | Les Roger - Le blogue des étudiants de l'UdeM

Véritable source de quiproquos, un échange entre Français et Québécois peut parfois nous laisser sur le vif, faute de compréhension. Si pour l’un, un terme est un compliment, pour l’autre, il peut s’agir d’une insulte. Le pire c’est quand il n’y a aucun équivalent.

Mentions spéciales en hommage à toutes ces situations un peu awkward qu’on a pu vivre (big up au mononcle Kim!)

1. « Histoire du poteau » : Parce que sans savoir que poto désignait un ami et non pas un poteau (genre un poteau électrique)… disons que ma compréhension de la situation était légèrement hum… biaisée? Je m’excuse de t’avoir envoyé promener Valentin.

2. « Sopalin » : Simplement un nom de marque appliqué à l’objet bien utile (et si peu écologique) qu’est l’essuie-tout! (#Scott Towels)

3. « Être game » : Signifie « Être chaud de se lancer ».

4. « J’ai capoté » : On l’entend un peu partout, alors même en étant attentif au maximum, il m’a fallu vraiment quelques semaines avant de comprendre que cette expression pouvait s’appliquer à tout un éventail de sentiments.

5. « Ça envoie du lourd » : Comprendre qu’ici ça veut dire « C’est vraiment hot » et c’est loin d’être plate.

Remarque qu’il n’y a rien de plus drôle qu’un Français qui essaie de dire « Tabarnak ». (Bah merci. #FrenchyWasHere)

The following two tabs change content below.
Jasmine

Jasmine

La musique, la lecture, l’écriture et le dessin sont vitaux pour moi ; j’ai une âme d’artiste et de rêveuse. En classe, je suis souvent perdue dans mes pensées, dans des mondes extraordinaires issus de mon imagination débordante. J’apprends peu à peu à aimer Montréal, lorsque je me risque à l’extérieur de ma belle ville de Laval… Enfin, surtout pour les festivals et les conventions geek qui s’y tiennent l’été. En hiver, je reste plutôt cloîtrée chez moi à pester contre le froid, une tasse de thé dans les mains.
Jasmine

Derniers articles par Jasmine (voir tous)

Il n'y a pas de commentaire

Écrire un commentaire