Consommer éthique/conscient lorsqu’on est étudiant? #GOGREEN | Les Roger - Le blogue des étudiants de l'UdeM

Consommer éthique/conscient lorsqu’on est étudiant? #GOGREEN

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Je te vois venir à lever les yeux au ciel face à ce titre évoquant les pires memes concernant les vegans et autres écolos propagandistes. Sans verser dans ces « extrêmes », notre génération semble tout de même adepte des écogestes, du covoiturage et apte à échanger sur ces préoccupations éthiques. Si tu as entre 18 et 25 ans, il est très probable que tu sois toi aussi sensible (voire proactif) aux arguments favorables à une consommation plus responsable.

En tant que membre d’une colocation de 4 personnes, je me rends bien compte de la quantité folle de boîtes et de cartons que nous jetons par semaine. Presque sans aucun complexe, nous empilons ces emballages à une allure impressionnante…

C’est en rajoutant la boîte de conserve de trop sur la pile que j’ai sérieusement commencé à m’inquiéter pour ensuite me renseigner sur le courant « zéro déchet ». Prônant le minimalisme, cette façon de vivre peut amener progressivement à ré-envisager les petits gestes du quotidien pour nous mener vers une consommation meilleure, économique et écologique.

Voici des « p’tits trucs » utiles pour guider notre mode de vie vers un modèle plus conscient. Adopter un lifestyle éthiquement responsable est un processus à long terme, je ne pense pas que ce soit une fin en soi. Et pour les plus réticents : « non ! », ce n’est pas qu’un lifestyle qui fait fureur sur Instagram…

Acheter éthique ?

Au-delà de l’appellation à résonance marketing, consommer « conscient », c’est se tourner vers des biens fabriqués dans le respect du producteur, de l’environnement et des animaux. Pas forcément facile à appliquer face à toutes les images d’un modèle stéréotypé de satisfaction fondé sur la consommation instantanée et compulsive. Mais sur le long terme, il semblerait que reconsidérer nos achats soit meilleur pour la santé, plus économique et surtout, limiterait notre tendance à polluer.

1- Trions

Le minimalisme prône de garder l’essentiel, faire du tri pour se rendre compte de tout le superflus qu’on conserve, qu’on accumule et dont on oublie l’existence. (Si, si, même dans un petit logement étudiant !). A-t-on réellement besoin de garder 4 t-shirts blancs parfaitement identiques ? Cela m’amène à évoquer l’importance de nous renseigner quant aux conditions de production de nos enseignes favorites… Inutile de crier à l’incitation au boycott ! Voilà une simple invitation à nous renseigner davantage sur où et comment nous magasinons.

2- Cessons d’accumuler

Je te conseille très vivement le visionnage du documentaire The True Cost pour en apprendre davantage sur la face cachée des boutiques dites de fastfashion. Tu pourrais très probablement être écœuré par la logique de quête permanente de profit économique au détriment des conditions des travailleurs. Et il se pourrait même que tu sois alors curieux de te pencher sur le gâchis qu’engendre notre besoin de recycler incessamment notre garde-robe. C’est donc, plus qu’on ne le pense, notre propre manière de consommer qui peut faire changer le système industriel.  Favoriser les matières naturelles et recyclées n’est pas toujours à portée de carte de crédit étudiante. Mais il existe un mot d’ordre qui regroupe tout un ensemble de pratiques plus responsables : accordons plusieurs vies aux produits.

3- Recyclons

Ainsi, pourquoi ne pas envisager de chasser les meilleures friperies montréalaises ? Là, tu y découvriras sans doute des perles vintage, tout en faisant plaisir à ton budget et en soulageant ta conscience ! Ou bien peut-être as-tu déjà entendu parler du concept de « swap » ? C’est un autre moyen de consommer fondé sur le troc. Evidemment, tu ne peux pas tout échanger et vivre uniquement par ce moyen, mais c’est une alternative parmi d’autres pour débuter une nouvelle façon de consommer.

Par chance #youpi, cela ne s’applique pas que pour les vêtements. Avec le temps, au risque de paraître snob, j’ai développé une espèce d’irritation allergique face aux mains qui arrachent 7 feuilles de papier pour être séchées. En appliquant ça plusieurs fois à chaque jour, hmmm… Bref, ça m’a encore plus motivée à réfléchir aux moyens de réduire ma propre tendance à consommer pour jeter.

4– Magasinons intelligemment

Nous avons la chance à Montréal d’avoir le choix en matière de magasins minimalistes, zéro déchet… Ces enseignes vendent tous les produits dispos en supermarché, sauf qu’ils sont souvent bio et surtout, tout est en gros. Il suffit de s’armer de bocaux en verre, de sachets (en tissus svp) et de les remplir sur place ! S’il n’y a pas ce genre de boutique à proximité de chez toi, il est possible de commencer par simplement réutiliser ses sachets en plastique au lieu d’en utiliser à chaque fois que tu te fournis en kiwis.

Puis, pour respecter le mot d’ordre, pensons à privilégier les bouteilles ou les gourdes en verre plutôt qu’en plastique, les boites à lunch plutôt que l’alu (#vaderetosatana), etc.

5- Lisons, choisissons mieux

Autre point non-négligeable, lire la composition de nos produits du quotidien. Encore une fois, le documentaire Before The Flood devrait tous nous aider à prendre conscience de ce qui est vraiment nécessaire. Lire les étiquettes sur les vêtements et les compositions sur les flacons permet de bannir ce que nous savons être nocif. Par exemple, l’huile de palme cause de gros dommages environnementaux ET humains. Savais-tu que les vêtements faits de synthétiques sont entreposés dans des décharges où ils libèrent des gaz toxiques dans l’atmosphère, mettant pour la plupart des décennies entières avant de se décomposer ? On peut alors s’accorder le choix de poser ce produit pour un autre ou de consommer celui-ci, mais en pleine conscience…

Petit point fémino-centré : il existe des dizaines de façon bien plus saines et responsables que ce qui est vendu en grande surface pour rester une princesse ! Huiles végétales, cotons réutilisables…

Enfin,  achetons local ! En soutenant les commerces de proximité et donc l’économie locale, nous pouvons consommer mieux tout en réduisant notre empreinte carbone. Achetons aussi de saison, même si une salade de tomates en plein mois de janvier permet de rentabiliser le hashtag #healthy! Pour vrai, tenter de se focaliser sur les commerces locaux peut nous faire découvrir des endroits plus chouettes que les grandes chaînes.

6- Changeons !

Puis, point ultime de la controverse ; la chair animale. Ce n’est pas qu’un courant à la mode : manger de la viande est une habitude dans de nombreuses familles, mais pourquoi ignorer les conséquences et les conditions de cette production ?

« S’ils sont déjà tués, pourquoi on les mangerait pas hein ? » #🐷🐄💘🐃🐟🐣🌱

No Steak d’Aymeric Caron est un ouvrage qui m’a personnellement poussée à me remettre en question et amenée à me renseigner davantage. Même le plus carnivore d’entre nous devrait se renseigner sur la question de l’élevage intensif. En guise de piste de réflexion, il est peut-être utile d’évoquer les dizaines de litres d’eau potable utilisés pour un kg de viande (entretien, agriculture fourragère…) puis rejetée, contenant des pesticides et autres hormones…

Voici donc quelques astuces et pistes de réflexion pour repenser notre mode de consommation. Loin d’être une experte dans le domaine, j’aimerais simplement partager ces préoccupations qui nous sont sûrement communes. Continuons donc à nous éduquer sur ces questions car il existe quantité de pages sur les médias sociaux qui traitent de ces questions environnementales et sociales. #greenUdeM

N’oublions pas que les petits gestes étendus à des dizaines de personnes peuvent faire la différence ! 😄 Puis si ça t’intéresse, y’a des groupes étudiants qui bossent là-dessus à l’UdeM!

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Éloïse

Éloïse

Malgré un sens de l’orientation déplorable, me voici jeune Française en immersion à Montréal. Mon entrée à l’université est rythmée depuis par des joies (et catastrophes) de l’autonomie, réflexions sur le monde qui nous entoure, mokaccino, procrastination, rencontres marquantes, expériences culinaires, goût pour l’ironie ou encore tendance à rire trop facilement… Bref, je m’implique dans cette expérience québécoise avec intérêt, alimentant (mon cell en photographies) un perpétuel débat interne pour concilier sérieux scolaire et party étudiant.
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