1 an d’UdeM, 10 choses que j’ai apprises | Les Roger - Le blogue des étudiants de l'UdeM

1 an d’UdeM, 10 choses que j’ai apprises

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Glups. Dans maintenant une dizaine d’heures d’exam’, ma première année UdeMienne s’achèvera. Il me reste « plus que deux ans de bac » et après ? Anyway pas le temps ni l’envie  de m’attarder sur mon avenir nébuleux. J’aimerais simplement vous partager ce que l’Université de Montréal m’a enseigné, en dehors des cours.

  • Trop de snooze tue le réveil

Grande surprise générale pour commencer, j’ai appris que je n’étais définitivement ni du matin, ni ponctuelle. Quiconque a déjà dû se confronter à mon retard confirmera : ce n’est jamais de ma faute. La pluie ralentit le trafic et donc le bus, le métro était full, mon téléphone a fait une mise à jour et ne s’est pas rallumé. Bref. J’ai compris à mes dépens (il était une fois, un matin d’examen de mi-session) qu’une arrivée en baccalauréat signifiait savoir gérer son temps d’une manière générale. En prendre conscience, c’est déjà un pas vers l’assimilation du concept de ponctualité, non ? 😉

  • Les réunions font la force

Avant l’uni, j’étais plus du genre à faire mes fiches seule et vite fait parler à mes camarades du cours avant l’examen. Depuis cette année, j’ai découvert que l’entraide était la clé. En études internationales, il n’y a pas tant de travaux de groupe. Pourtant, confronter nos recherches, nos lectures et interprétations des consignes est sans doute le moyen d’avancer le plus safe et efficace. Cela permet en plus d’organiser des sessions de travaux avec des gens de ton programme et donc de te faire des party partenaires chouettes.

  • Un semblant d’organisation

Justement, durant ces périodes de travaux, j’ai eu l’honneur de tester les différents mokas proposés sur le campus. Et désormais, je suis à peu près capable d’estimer le meilleur rapport qualité/prix rien qu’au bruit de la machine (pas de spoil, à toi de jouer)! La vraie découverte sous-jacente, c’est que j’ai enfin compris quand et comment travailler pour produire un travail correct. Les périodes où la BLSH ouvre 24/7 sont pour moi les plus productives et sereines. Donc oui, j’ai appris que j’étais une élève studieuse lorsque je découvre mes cours la veille d’un examen, en pleurs, cachée sous un bureau du 7e étage. J (Presque un peu exagéré)

  • Faire des lectures ?

Dans le même sens, le terme « lecture » m’était inconnu.  « Semaine de lectures », « faire ses lectures ». Heureusement, (cf le point 2) nous pouvons mettre en commun nos notes et donc oser faire l’impasse sur certains textes de 40 pages #oups. Attention ! Ceci n’est pas une incitation à la délégation du travail sur autrui. Disons plutôt que dans une démarche altruiste (😉), les lectures nous permettent d’intégrer un peu de troc à notre quotidien d’étudiant. Par ailleurs, les textes recommandés sont souvent rédigés par des prof de l’uni, c’est donc toujours motivant d’acheter l’ouvrage d’un potentiel smartcrush !

  • La part des choses

Aussi, un comportement particulier m’a d’abord troublée, puis séduite : la « bipolarité positive des étudiants ». J’entends par là qu’être les plus débauchés et amateurs de fiesta, notamment aux initiations, n’empêche pas de s’appliquer avec rigueur lors de situations exigeant du sérieux. C’est une forme de maturité, « il y a un temps pour tout ». Tout en sachant s’amuser, ces étudiants plus âgés incarnent la preuve qu’il est possible de ne pas en oublier ses objectifs et son projet de parcours universitaire !

  • S’impliquer pour se développer

Ici, l’implication des élèves est possible, même encouragée et valorisée. Il y a tant de moyens pour s’investir sur le campus autre qu’en se rendant simplement en cours. Nous pouvons tous participer activement aux événements de notre asso, au sein de journaux étudiants, en tant que bénévole dans de multiples associations… Bref, l’implication est un moyen ludique et bénéfique de se découvrir à travers une multitude de projets tout en apprenant un peu plus sur nous-mêmes. En un mot, à l’UdeM, ce ne sont pas que les cours qui nous permettent de trouver notre identité. Si tu connais Les Roger depuis un moment, cela peut t’évoquer la jolie histoire du mononcle de Marie-Noël.

  • Les bons plans nourriture

Une année à l’UdeM n’a pas été assez pour découvrir l’ensemble du campus dans mon cas. J’ai quand même eu la chance d’étudier principalement à Jean Brillant, là où il y a l’AHC. Si tu penses qu’être étudiant, ce n’est que manger des pâtes, je t’invite à y passer ! Tu découvriras la joie des paniers économiques, les distributions de pains (la Frenchie est happy). Puis, à force de faire des journées full à la biblio, le menu de chez Valère n’a presque plus de secret pour moi, ça compte ?

  • Moins de hiérarchie négative

Ma scolarité en France est probablement la cause de cet autre point : la hiérarchie est douce. De professeurs à étudiants ou entre étudiants de différentes années. Le corps enseignant est, d’une manière générale, disponible pour répondre à nos questions, accessible et ce, sans imposer une distance qui pourrait effrayer lors de cours en amphi. Il est permis pour un professeur de plaisanter au beau milieu d’un cours et de pouvoir ensuite reprendre le cours avec sérieux. La hiérarchie que j’ai pu connaître, un peu lourde et vieux jeu paraît totalement obsolète et superficielle après deux sessions ici !

  • L’incontournable

Magnifique geste marquant l’entrée universitaire, je ne pouvais faire l’impasse sur mon premier apprentissage de baccalauréat. Caler une bière. Malheureusement, tu ne peux pas obtenir un job à coup sûr en mettant ce talent très en avant lors d’une entrevue. A coup sûr par contre, cela te permettra de briller en société, certainement dans les soirées les plus huppées. Ou du moins dans ton esprit. Merci UdeM, cela marque une avancée bien trop sous-estimée.

  • Se permettre d’avoir un projet

L’un des vrais pas sautés cette année est la prise de conscience du « qui ne tente rien n’a rien ». Ma vision de la scolarité à Montréal est sans doute encore teintée d’un fort optimisme, pourtant j’ai réellement le sentiment qu’on nous fait confiance. Pour réussir, entreprendre, essayer. L’UdeM m’apprend, et c’est un processus inachevé, qu’il faut savoir saisir les occasions inopinées. Dans le cadre de conférences notamment, on nous accorde la chance d’échanger avec des personnalités incroyables, des intervenants avec une carrière impressionnante sachant garder assez d’humilité pour nous répondre, témoigner dans nos classes… Oui, clairement, l’uni m’apprend qu’ici, nous sommes vus comme des (futurs) adultes responsables et plus seulement des « élèves » prenant quelques notes.

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Ce que l’UdeM ne m’a pas appris? Rester de bonne humeur par -25 degrés, les règles du soccer et gérer optimalement un budget !

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Éloïse

Éloïse

Malgré un sens de l’orientation déplorable, me voici jeune Française en immersion à Montréal. Mon entrée à l’université est rythmée depuis par des joies (et catastrophes) de l’autonomie, réflexions sur le monde qui nous entoure, mokaccino, procrastination, rencontres marquantes, expériences culinaires, goût pour l’ironie ou encore tendance à rire trop facilement… Bref, je m’implique dans cette expérience québécoise avec intérêt, alimentant (mon cell en photographies) un perpétuel débat interne pour concilier sérieux scolaire et party étudiant.
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