L’université: un gros mot qui fait peur

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L’université. Un gros mot qui fait peur (souvent plus à ma mère qu’à moi). Du nouveau monde, une nouvelle place, un nouveau programme, de nouveaux amis, de nouvelles expériences, ça fait peur en maudit.

Déjà il y a deux ans, le Cégep a été une grosse étape pour moi (parce que rester 12 ans dans la même école ça te fait pas grand expérience), mais j’ai tripé. SOLIDE. Deux ans de ma vie où j’ai extrêmement grandi (pas en taille Dieu merci!) et mûri (même ma grand-mère le dit!), où j’ai fait mes plus belles rencontres, où je me suis rencontrée moi-même (oui c’est un peu quétaine). Et surtout deux ans qui ont filé à la vitesse de l’éclair.

Pour ce qui est de mon entrée à l’UdeM, je pense que ça sera la même chose, sans l’être toutefois totalement. L’université dans mon esprit, c’est vraiment la cour des grands. Tout le monde est majeur (normalement, si tu n’es pas trop en avance sur ta vie), tout le monde a plus d’un diplôme ou plus de 21 ans, et les étudiants viennent de partout. Déjà que j’ai grandi dans une ville multiculturelle, là je vais être en plein dedans. Des gens des quatre coins du monde (je sais que le monde a pas de coins, c’est une image voyons) qui ont tout quitté pour venir étudier ici, des gens à qui je pourrais faire découvrir ma ville natale chérie, des gens qui vont me faire voyager, et ce, sans même prendre l’avion, le train ou l’oiseau migrateur.

Ma principale crainte est de me perdre, je sais, un classique. Mais avec les 12 millions de bâtiments, les escaliers, les ailes, les ascenseurs, tout retenir est un programme en soi! Ça va aussi être un choc le nombre de personnes, je suis passée de 1500 à 6000 à ma rentrée au Cégep , mais là, le choc risque d’être gros (à vrai dire je ne sais même pas le nombre d’étudiants qu’il y a à l’UdeM) . Je pense que le pire sera de ne pas pouvoir connaître tous ces gens, de les voir passer sans avoir aucune idée de leur identité et je ne la connaîtrai jamais. J’ai bien hâte de découvrir ma gang de programme, puisque normalement (je dis bien normalement) on a les mêmes intérêts.

Quel sera mon programme d’ailleurs? J’entre en Sciences de la communication, ce qui pour moi est toujours un peu flou puisque ce mot est beaucoup trop général pour la vie. C’est un peu comme au Cégep, Sciences humaines ça ne me disait rien de flagrant, mais cette fois je me débarrasse enfin des maths (ALLÉLUIA). Mais ce que j’aime dans l’approche du programme, c’est que c’est ouvert sur le monde, ça ouvre plein d’horizons et c’est super actuel puisqu’on n’a jamais autant (ou moins ça dépend de ton point de vue) communiqué qu’en ce moment (non, je vais ne pas me lancer dans le speech des réseaux sociaux, mais on saisit l’idée).

L’université, j’ai comme l’impression que ça représente mes derniers instants de liberté, si je peux m’exprimer ainsi, avant LA vraie vie. Dans 6 ans je paierai la carte opus à plein tarif (ou j’aurai une voiture si ça existe encore), j’aurai peut-être un emploi à l’année, un chum, une descendance, qui sait ? J’aurai surtout un quart de siècle. Après mon Bac., si tout va bien, j’aurai 21 ans. Majeure aux États, champagne ! Mais surtout j’aurai un Bac. en poche, mon troisième diplôme (qui j’espère sera plus beau que les deux autres).

En tout cas, le futur lointain, c’est dans longtemps. Mais l’université dans un futur proche. TROP proche.

Donc à ces trois prochaines années de ma vie, à ce saut dans l’inconnu, à cette nouvelle aventure et à tous mes futurs camarades qui devront me supporter.

On se voit dans 3 semaines l’UdeM! À bientôt et sois clémente!

Mathilde Jean-Dumazet – Roger collaborateur –
Nouvelle étudiante à l’Université de Montréal en septembre 2016

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Les Roger, c’est la vie étudiante telle qu’on la vit. Quoi de mieux qu’un petit nouveau avec un regard neuf pour vous la faire découvrir. Le temps d’un moment, je suis Roger.
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