Ce n’est qu’un au revoir

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Déjà le mois d’août. C’est juste pas croyable comment le temps file entre mes doigts. C’est mon premier « vrai long » été sans cours et j’ai peine à croire que mes 4 mois tirent à leur fin. Pas que je ne suis pas excitée par ce qui s’en vient, mais disons que les journées passées sous le soleil et les dodos jusqu’à midi vont me manquer pas à peu près.

Je sais qu’il faut vivre le moment présent, cesser de rêver au futur ou encore de courir après ce qui est passé. Mais voilà que ma semaine de vacances est terminée et qu’une plume de nostalgie vient me caresser tout doucement. L’odeur du fleuve imprégnée dans mon hoodie, le son des vagues qui chuchote à mon oreille et la vue époustouflante sur l’Atlantique qui me visite en rêves.

J’ai eu l’incroyable chance de décrocher de mon quotidien rempli de notifications pendant 10 belles journées. Dit comme ça en 2016 ça peut bien paraître étrange de vouloir rester loin de ses courriels et de ses likes Facebook, mais faire le silence avec la vitesse de la lumière qui rythme mon quotidien m’a fait un bien incommensurable. Passer des minutes, qui sait, des heures à regarder la mer à perte de vue et à laisser divaguer ma pensée au rythme des vagues à Forillon. Sentir mon coeur battre à 100 miles à l’heure alors que je flotte à 70 pieds au-dessus de la terre, accrochée par un harnais à quelque part dans la forêt des Adirondacks. Main dans la main avec l’amoureux dans un ciné-parc «oldschool» devant un film d’animation au Lake George. Se jeter à l’eau dans le lac Champlain et admirer le coucher du soleil. Dix dodos pour se courbaturer le dos dans ma tente préférée. Se réchauffer devant le feu et s’endormir sous une infinité d’étoiles.

Depuis que j’ai mis les pieds au Cégep, ma grand-mère me rappelle constamment de profiter de chacun des matins où je n’ai pas à me lever pour étudier. Il est vrai que depuis que je suis petite, m’écraser devant mes livres et apprendre par coeur ne m’a jamais vraiment fait sourire. Un peu comme tous les étudiants je suppose. C’est pourquoi je me permets de te rappeler de profiter de chacun des matins qu’il te reste. Que tu sois hangover sur le divan de ton ami, en train de travailler dans une boutique pour te payer tes vacances, ou encore juste bien douillet dans ton lit alors que le soleil perce tes rideaux… profite-en! C’est pas éternel.

J’ai quand même bien hâte de te voir sur le campus du 24 au 31 août. Non seulement je ne serai pas en train d’étudier (!), mais bien avec plein de gens à qui j’ai le goût de montrer mes meilleurs spots pour dormir entre les cours, où prendre le café à meilleur prix et les raccourcis pour te rendre à ton pavillon!

Mais d’ici-là, tu peux être certain qu’à chacun de mes matins douillets ou encore à chaque sortie organisée sur le tas pour « créer » un de ces moments inoubliables, je me rappellerai que je n’ai pas à étudier et que c’est encore le temps d’en profiter!

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Camille

Camille

Fan finie de Pink Floyd depuis trop longtemps, je ne pourrai pas non plus vous cacher que j’ai un faible pour la caféine (chocolat inclus). Mon amour pour l’Italie en est partiellement responsable; pour le reste, je n’oserais jamais avouer que c’est pour me garder éveillée en cours à 8h30. Globe-trotteuse à temps partiel, je fais continuellement le plein d’énergie au travers de mes escapades et de mes rencontres, tant à l’étranger que dans mon cher Montréal.
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