Un Pad Thaï sans crevettes s’il vous plaît!

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Après celle qui faisait des drôles de stop sur le trottoir, celui qui était impliqué dans toutes les activités de la terre et celle qui vivait avec deux poules, on vous présente Gabrielle, qui ne se résume pas qu’à son allergie paradoxale. 

Les Roger : Alors Gabrielle, parle-nous un peu de toi. D’où viens-tu?

Gabrielle : Je suis Thaïlandaise. Mes parents Québécois m’ont adoptée de l’orphelinat quand j’avais 2 ans et demi. Je vis maintenant à Repentigny avec eux. J’ai une sœur Québécoise de 27 ans et un frère adoptif de la Corée du Sud âgé de 28 ans.

LR : Wow, c’est génial! Une famille multiculturelle! As-tu déjà pensé retourner en Thaïlande?

G : En fait, j’y suis déjà retournée. Le gouvernement du pays a mis sur pieds le programme Native Land et à tous les 3 ou 4 ans, les Thaïlandais du monde entier sont invités à retourner aux sources. C’est une belle occasion de revisiter le pays. J’ai eu la chance de participer au programme en 2011 avec ma sœur et ma mère. Je compte y participer à nouveau lors du prochain rassemblement, mais cette fois avec ma cousine qui a aussi été adoptée en Thaïlande.

LR : Est-ce qu’il y a quelque chose qui te rattache profondément à ta culture d’origine?

G : Quand j’y suis allée en 2011, j’ai eu une passe où je faisais toutes sortes de bracelets de macramé. Je raffole de Pad Thaï, mais je suis allergique aux fruits de mer; assez bizarre, pour une Asiatique.

LR : As-tu une anecdote à nous raconter?

G : J’ai fait le programme EXPLORE à Halifax pendant un mois. C’était vraiment trippant! En gros, on avait des cours de langue pour la moitié de la journée et l’autre moitié était destinée à des workshops.

LR : Vraiment trop cool! C’est quoi au juste, des workshops?

G : C’est des ateliers, des visites et des activités dans un certain domaine. Moi je m’étais inscrite aux ateliers de sciences. J’ai eu la chance de visiter un musée de dinosaures… On passait des après-midi à la plage et on s’amusait avec les molécules dans les aliments.

LR : Et qu’est-ce qui t’a motivée à participer à EXPLORE?

G : C’était principalement pour améliorer mon anglais! En plus c’était une occasion pour vivre à l’extérieur du nid familial. Et c’est bien tombé dans le fond. J’y ai rencontré une de mes amies avec qui j’étais au cégep et mon chum actuel.

LR : Ouhhh un copain! On aime ça les love stories! Peux-tu nous parler un peu de lui?

G : Hahahah! He bien, ça fait un an qu’on est ensemble. On s’entend super bien et on va déménager en résidences sur le campus à l’automne. Ce sera notre première expérience de vie commune et on a bien hâte!

LR : La vie en résidences! Tu nous en redonneras des nouvelles! À part Halifax, où es-tu allée?

G : J’ai eu la chance de visiter la Colombie-Britannique en séjournant à Vancouver, Tofino et Victoria. Aussi, quelques villes aux États-Unis dont Vegas pour une conférence internationale sur le marketing de réseau, ainsi que Barcelone, Madrid et Valence lors d’un voyage avec une de mes amies.

LR : Une passionnée des voyages donc?

G : Pas mal, oui! Mon plus grand rêve, c’est de passer par tous les continents!

LR : À quoi ressemble ton parcours scolaire jusqu’à maintenant?

G : Oh… ça! Je viens de finir mon cégep… 4 ans plus tard, hahaha! J’ai commencé par faire un an et demi en sciences humaines monde, puis j’ai fait un an d’une technique en sciences infirmières. Mais je me suis rendue compte que ce n’était pas ma place, alors j’ai terminé mon DEC en sciences humaines. Je viens d’être acceptée à la mineure en arts et sciences. Je compte étudier en relations industrielles après. J’aime avoir le contrôle sur ce qui s’en vient. Je préfère définitivement mener plutôt que d’attendre après les autres.

LR : Il ne faut pas s’inquiéter avec le nombre d’années. Après tout, on a le droit de changer; c’est important de se laisser une chance. En fait, Marie-No, c’est à l’université qu’elle a constaté qu’elle était dans le mauvais programme. Comptes-tu travailler sur le côté lors de ta première session?

G : Je suis présentement agente de télévente pour la Banque Nationale. Je suis encore en probation, mais c’est certain que je compte maintenir l’emploi pendant la session.

LR : Ton endroit de prédilection pour décompresser, ça ressemble à quoi?

G : Chez moi, dans mon lit avec mon chat Frida. Bon, je sais que je vais passer pour une femme à chats, mais je n’en suis pas une. Bref, mon vendredi soir typique, c’est que j’arrive chez nous, je laisse mon sac à dos traîner, puis je fais du « Netflix and chill » avec mon chat. Les meilleures séries selon moi sont : Orange Is The New Black, Friends, How I Met Your Mother, Community et Grey’s Anatomy.

LR : À part le divan, pratiques-tu d’autres sports?

G : J’étais pas mal active quand j’étais plus jeune. Maintenant, quelques blessures, deux opérations, des béquilles, une chaise roulante et une canne plus tard, j’ai dû mettre tout ça de côté. Mais je suis passée par le soccer, le patinage artistique, la natation, le plongeon, le ski, le volleyball, la gymnastique, le badminton, le tennis, l’athlétisme en salle, le touch-football et le basketball.

LR : Ok wow! Donc une sportive dans l’âme!

G : J’aurais aussi adoré participer au défi Pierre Lavoie, mais malheureusement je ne cours pas.

LR : C’est vrai que c’est un beau projet! Qui sait, peut-être un jour ton corps te le permettra! Pour compenser, c’est quoi ton repas préféré? Et tes meilleures adresses?

G : Je dirais la soupe tonkinoise et le Pad Thaï. Décidément, les meilleures places c’est au Pho Bac sur Saint-Laurent et au Café Saigon près de Berri-UQAM. Et pour les desserts, je suis fan de gâteau au chocolat alors vous me retrouverez chez Juliette et Chocolat ou chez Cacao 70!

LR : Et si tu vas prendre un café, c’est où?

G : J’aime le café, bien qu’il ne fasse pas parti de mon quotidien. Mais si je veux accompagner mes chouquettes (c’est des petites boules de pâte avec des cristaux de sucre) chez Première Moisson, c’est soit un moka ou un café vanille française que je prends.

LR : Qu’est-ce qui t’a encouragée à répondre à notre appel pour l’entrevue?

G : Je me suis dit que j’allais me lancer un défi pour sortir de ma zone de confort. D’habitude, je n’aime pas trop être le centre d’attention ou me lancer dans des trucs du genre. Mais j’ai constaté qu’en sortant de sa zone de confort, on récolte encore plus de belles choses que ce qu’on imaginait.

 

Point en commun avec Camille : elles ont fait les scouts.

Point en commun avec Marie-No : ce sont des bibites à sucre.

 

Entrevue réalisée par Camille et Marie-Noël.

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Les Roger

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