La piqûre

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L’implication, ça me coule dans les veines. J’aime ça. Ma première vraie grosse implication, c’était à l’automne 2011. Au sens où c’est l’implication qui allait avoir un impact sur les autres. 

À ce moment, la grève commence à se jaser chez les étudiants. Or, je viens d’un Cégep qui n’a pas la culture militante la plus… Comment dire? Existante? On le sait déjà que si l’on veut proposer une grève, ce ne serait pas facile à faire adopter. Par contre, les associations étudiantes nationales organisent une manifestation le 10 novembre. On réussit à faire adopter la grève d’une journée pour cette occasion et à la session suivante on participe pleinement à la grève générale étudiante.

C’est là que j’ai eu la piqûre pour l’implication politique. Pas la politique que tu fais pour accumuler de la gloire personnelle, mais celle que tu fais par conviction et par volonté d’aider les autres. En 2012, j’ai toujours gardé en tête qu’il y avait des étudiants qui n’avaient pas les moyens d’étudier ou d’avoir un niveau de vie respectable. C’est vraiment là-dessus que je veux attirer votre attention: la politique, ce n’est pas juste des têtes blanches qui s’obstinent au parlement, c’est aussi du vrai monde qui veut faire une différence.

Si l’on ne prend pas la place, d’autres vont le faire.

Marie-No vous parlait dernièrement d’une série de livres à lire dans le métro. Je vais en ajouter un pour ceux que l’implication politique intéresse. C’est le Manuel de l’animateur social de Saul Alinsky.

Il amène un truc fort important, il faut investir les structures et prendre la place. L’interprétation que j’en fais est la suivante: si vous voulez apporter un changement quelconque à ce qui vous entoure, c’est à vous de le faire! S’impliquer, ça prend plusieurs formes, mais je crois que notre génération a le devoir de s’impliquer au sein des partis politiques. Je sais que c’est tabou pour les gens du mouvement étudiant de le dire, mais c’est ce que je pense. Je sais qu’on a tendance à se dire que les partis c’est du pareil au même. Je sais qu’on a souvent l’impression qu’il n’y a pas de place pour les jeunes dans ces patentes-là. Je vais tout de même revenir à ce que Alinsky disait : si l’on ne prend pas la place, d’autres vont le faire.

Il y a de fortes chances que vous n’apporterez pas de grands changements sociaux dès le premier mois, mais en continuant de faire progresser vos idées au sein de ces structures vous risquez, éventuellement, de les voir prendre place. En ne s’impliquant pas, la seule chose que vous risquez c’est que vos idées ne soient pas entendues.

Je sais que ce texte semble décousu, mais il reflète bien ma vision de l’implication dans son sens large. Et si vous avez une chose à retenir, c’est que les changements que vous aimeriez voir appliquer n’arriveront probablement pas si vous ne faites rien. Imaginez si Jacques Parizeau avait décidé de ne pas s’impliquer en politique québécoise…

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Anthony

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