Où vais-je?

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Je sais pas pour vous, mais je me pose la question régulièrement. Je pense que c’est correct,  surtout normal. Je veux dire, comment est-ce qu’on pourrait se lancer tête première sans jamais prendre le temps de se demander si on fait la bonne chose. Des fois… t’as juste envie de tout lâcher et de partir à l’autre bout du monde. 

Dans mon cas, je sais ce que je veux faire depuis 2011. C’est là que j’ai eu la piqûre. J’avais fait un pari avec mon ancien prof de politique de cégep. Il disait que les élections fédérales auraient lieu en avril, je disais le contraire. Les élections ont eu lieu le 2 mai. J’ai gagné et ça m’a donné le goût de suivre l’actualité politique.

C’est comme ça que j’ai su que j’allais faire des études en sciences politiques. Mon passage à la FECQ (va vraiment falloir que je prenne le temps de vous parler de ça) a confirmé que j’étais sur la bonne voie, mais ça a précisé que c’était les communications politiques qui m’intéressaient. Je ne pensais pas que j’allais continuer de me poser des questions sur mon parcours académique. Pourtant c’est arrivé et pas plus tard qu’il y a un mois et demi.

Les cours de mon programme sont vraiment intéressants, mais je me demandais comment j’allais être en mesure de faire ma job après mes études parce qu’ils sont très théoriques. J’ai pensé changer de programme pour faire un bac par cumul de certificats, ce qui me garantirait une plus grande partie pratique, mais surtout une spécialisation dans plusieurs domaines connexes. Je me disais que je pourrais aller chercher une spécialisation en relations publiques et une en publicité. Je me voyais déjà être capable de mobiliser ces connaissances pour travailler dans différents domaines. J’étais sur un nuage.

J’ai pris la décision de ne pas changer de programme. Pourquoi? Parce que je pense qu’il ne faut pas nécessairement suivre toutes ses pulsions. (Je ne veux pas entendre personne de psycho me parler de Freud, c’est clair Camille ?) C’est mon ami Oliver qui m’a convaincu de ne pas quitter le programme. C’est drôle parce qu’il va l’apprendre en lisant ces lignes. Oliver est animateur à CISM, la radio de l’UdeM. Il a dit dans son émission À la bonne heure que la mission de l’éducation ce n’était peut-être pas de former des gens pour le marché du travail, mais de nous donner un bagage pour être capable de l’adapter à ce qu’on fera après les études.

Ce que je suis capable de comprendre de cette péripétie, c’est qu’on a le droit de douter et de se poser des questions. Par contre, il faut parfois prendre le temps de retomber sur ses pieds et de se demander pourquoi on fait ce qu’on fait, d’essayer de voir ce qui nous a motivés à le faire. À ce moment-là, on dirait que ça devient plus facile et que la remise en question finit par nous permettre de conforter nos choix.

Si vous avez toujours des questionnements sur votre parcours, vers où vous allez, y’a des professionnels pour ça à l’UdeM.

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Anthony

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Jeune, impliqué, fêtard, occupé, désorganisé, actualité, déficit d'attention, sommeil (NOT), café, politique, barbe, sortie, Montréal, politique, actualité, nœud papillon, procrastination, Netflix N' Chill, geek, caféine, party, scotch, tartare, communication, lunettes, débat, séries télé, popcorn, chips, chocolat, vino, sushis, steak, association étudiante... Tant de chose qui me représente, mais qui indépendamment, on s'en fout un peu.
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