To Tanguy or not to Tanguy?

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Dans mon dernier article, je me suis lancée en vous avouant que je n’étais pas trop trop certaine de ce que je planifias faire de ma vie et comment mon univers serait éventuellement chamboulé par un changement de champ d’étude. Je vais vous avouer que je suis aussi coincée dans une autre question assez existentielle pour les étudiants que nous sommes: puis-je me permettre de partir en appartement ou pas?

Règle générale, ça se passe bien à la maison. Je m’entends assez bien avec mes parents, bien que la mauvaise humeur refais surface assez rapidement quand je suis crevée et stressée en fin de session ou que j’ai vraiment faim. Je perds beaucoup plus patience et parfois je ressens un besoin imminent d’être dans ma bulle, à manger du chocolat dans mon lit et en flattant le chat. Loin des commentaires, des demandes, et des questions. Je ne pense pas être la seule à me sentir comme ça (surtout pour ce qui est du combo chat+chocolat) et à l’aube de ma dernière année de baccalauréat, je me sens prête pour me jeter en bas du nid douillet de chez mes parents.

En chute libre? Peut-être… Il est certain que je n’aspire qu’à enfin pouvoir me réveiller  tranquille dans mon cocon douillet le matin, remplir le frigo avec ce qui me plaît et pouvoir vivre selon les horaires qui me conviennent. La liberté, l’intimité et l’idée d’avoir son propre chez soi, je vous avoue que c’est pas mal alléchant. Par contre, l’envers de la médaille peut aussi nous retenir de passer à l’acte: s’occuper du lavage, du ménage et de la vaisselle (car pas les moyens pour un lave-vaisselle), sortir les déchets et payer les comptes et… le loyer. Ça devient un peu plus problématique tout à coup. Partir en appartement, c’est aussi faire le deuil d’avoir les repas prêts quand on revient de l’uni. C’est dire au revoir aux câlins instantanés de maman quand ça va moins bien et au grand 6-et-demi dans lequel j’ai passé mon enfance.

Je pense qu’au bout du compte, pour tous ceux qui se sentent concernés, c’est le temps de sortir papier et crayon et de se faire deux belles colonnes. Vous voyez très bien où je veux en venir: le merveilleux tableau des pour et des contre. C’est certain que sans emploi stable, ça peut être difficile de réussir à tout payer et de quitter la sécurité. D’un autre côté, c’est une des meilleures façons pour grandir et bâtir son autonomie. C’est aussi en faisant des erreurs que le plus souvent on apprend, au grand regret de nos parents. Il est certain que tôt ou tard, il faudra faire le move, quitte à s’égratigner un peu les coudes.

Il suffit peut-être de commencer par regarder les diverses possibilités qui s’offrent à nous. Dans mon cas, ce sera un changement forcé, dans un certain sens. En partant à l’étranger le temps d’une session universitaire, je ne serai pas en mesure de demander de l’aide pour le paiement de mon loyer ou encore de me donner un coup de main avec mon repassage. Je me sens pourtant d’attaque et j’ai bien hâte de voir ce que ça va donner. Mais ce changement peut aussi avoir lieu dans d’autres occasions. Quitter son pays dans l’espoir d’un monde meilleur ou encore tout simplement quitter une région plus éloignée pour suivre ses cours à l’université en ville; ça aussi, ça compte. Que ce soit par choix ou obligation, prenez bien le temps d’y penser, magasinez toutes vos options, et surtout, n’oubliez pas le minou pour vous réconforter lorsque vous en aurez besoin.

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Camille

Camille

Fan finie de Pink Floyd depuis trop longtemps, je ne pourrai pas non plus vous cacher que j’ai un faible pour la caféine (chocolat inclus). Mon amour pour l’Italie en est partiellement responsable; pour le reste, je n’oserais jamais avouer que c’est pour me garder éveillée en cours à 8h30. Globe-trotteuse à temps partiel, je fais continuellement le plein d’énergie au travers de mes escapades et de mes rencontres, tant à l’étranger que dans mon cher Montréal.
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